C. — D am;eus éloig>l;s de l'uvi'notisme
En est-il de même des dangers plus éloignés cpii accompagnent l'habitude donnée par un grand nombre de séances de somnambulisme? Je suis loin d'être de cet avis : ces dangers sont sérieux et doivent être mis en balance avec les avantages de l'hypnotisme.
Je ne considère pas comme un danger bien sérieux, cette mauvaise habitude que prendraient certains sujets de s'endormir dès qu'ils fixent une lumière ou un objet brillant. Cela résulte de mauvaises pratiques hvpnotiques dans lesquelles on a abusé de la fixation oculaire. On peut léviter lacilemcnl en cessantd'employer le procédé dès qu'il devient inutile, et en habituant bien le sujet à n'être endormi que par le médecin. D'ailleurs ce sera par l'hypnotisme lui-même, mieux conduit, que l'on guérira cet accident.
Mais plusieurs auteurs et récemment encore M. Jolly, dans les Arcliwes de psyclnntrie\ oui soutenu que l'hypnotisme développait l'hystérie qui n'était encore que latente. Je crois cette remai(|ue exacte : le somnambulisme avec l'amnésie, la division de la conscience qui l'accompagne, est le type des phénomènes mentaux de l'hystérie, à un tel point, comme je l'ai montré bien souvent, que certains hystériques semblent être dans un état de somnambulisme continuel. Développer cet état, c'est préciser, régulariser en quelque sorte l'état hystérique du malade. Cela serait dangereux chez les individus jeunes qui débutent dans l'hystérie et qui n'ont encore qu'à un faible degré les phénomènes subconscients caractéristiques de la maladie. Contraircunent à beaucoup d'auteurs qui parlent sans cesse de l'éducation des enfants par l'hyp-