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LE TRAITEMENT PAR LE SOMMEIL HYPNOTIQUE 65J

les sti^inalos. Aussi les anciens magnétiseurs lacontent-ils soiivent comment ils ont obtenu des guérlsons en piolongeant l'état somnamhulique, non seulement pendant des heures, mais pendant des jours et même des semaines. J'ai décrit au •trefois, en i8S(j, comment à leur exemple j'avais maintenu une hysléri(ju(' dans cet état pendant quatre jours et comment j'avais réussi à faire disparaître ainsi une paraplégie extrêmement tenace.

Ces prolongations du somiunnhulisme pro\o(pié sont Ix-auconp plus simples et faciles qu'on ne le croirait, l.c sujet accomplit ponctuellement pendant cette intervalle tout ce qui lui a été commandé, mange et boit aux heures dites, aussi bien et mieux que pendant la veille, urine et va à la selle de la manière qui lui a été indiquée. Dans l'intervalle de ces actions, il reste parfaitement immobile dans un sommeil profond. Le réveil ne présente en général pas plus de difficultés et ne laisse après lui qu'un certain degré d'étourdissement qui se dissipe rapidement et après lequel on constate une restauration sur{)renante de la sensibilité et de toutes les fonctions cérébrales.

Aussi l'importance de ce procédé a-t-elle été facilement remarcjuée. M. Wetterstrand de Stockholm' est revenu à plusieurs reprises sur cette question et à étudié des cas intéressants traités de cette manière. Récemment j'ai eu à plusieurs reprises l'occasion de recommencer mes anciennes expériences et j'ai pu remarquer que, dans certains cas, cette pratique donne des succès remarquablement rapides. On peut ainsi iaire traverser aux malades les périodes où ils ont des attaques, rompre des habitudes pathologiques et surtout triompher de ces résistances, de ces entêtements délirants qui accompagnent souvent les contractures. Je ne puis étudier ici les procédés pour provoquer et prolonger ces sommeils ni les surveillances qu'ils exigent, ni leur durée. Je signale seulement cette question qui, je crois, sera plus tard une des plus importantes dans le traitement des accidents hystériques.

Telles sont les indications les plus générales à propos du somnambulisme provoqué des hystériques, elles sont peu nombreuses, car il est difficile de fixer des règles générales à des pratiques,

I. 0. G. Wcttorstrand, Ueber den kûnstlich vcrlangcrten Schlaf besonders bei der Bchandlung dcr Hystérie. Zeilschrift fiir Ilypnotismus, 1892, p. 17.

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qui, bien souvent, se nioililient beaucoup suivant b's inahuU^s el suivant mille circonstances particulières.

La suggestion et la dissociation de l'idée fixe.

A. DlSPAKlTlO" SPONTAM-E DES ACCIDENTS PENDANT l'hYPNOSE.

Le sommeil hypnotique présente chez quelques sujets une piopriété curieuse, c'est que dès qu'il existe, dès (ju'il est assez profond, il lait disparaître momeutaiiénieut certains accidents.

Ce phénomène se rattache à des lois psycliolo^icjues que nous n avons pas à discuter ici. En fait, certaines auesthésies, des amnésies, des paralvsies, des troubles de la déglutition ou de la respiration disparaissent dès que le sujet est en somnambulisme. D'autres accidents qui ne disparaissent pas spontanément peuvent être dissipés par le plus léger efl'oit que l'on commande au sujet. J al vu souvent des contractures Invincibles pendant la veille, disparaître pendant le sommeil dès (|ue le malade fait un effort pour remuer son membre.

Il ne faut pas être trop fier de ces guérisons (|ui surviennent si facilement pendant le somnambulisme, car presque toujours les accidents vont réapparaître au réveil exactement tels qu'ils étaient. ^lais il faut cependant tirer parti de cette guérison momentanée. On en profitera, bien entendu, dans certains cas pour donnei' des soins au malade. Quelques malades, (|uc des spasmes ou des vomissements empêchent complètement de se nourrir pendant la veille, peuvent facilement êtie alimentés pendant le sommeil, et j'ai raconté des cas où des hystériques ont été réellement sauvées par ce procédé. On usera également de cette période, pour déterminer des mouvements des membres paralysés, les exercer le plus possible, rappeler les images motrices, pour diriger l'attention des sujets et les force^^ii repiendre la conscience de leurs sensations, etc. Ces précautions n'amènent pas la guérison au réveil, mais conservent l'intégiité de la fonction, préviennent les rétractions et rendent la guérison plus facile.

La prolongation de l'état hyj)notiquc peut, comme on vient de le voir, faciliter ces guérisons spontanées, mais le plus souvent

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