‹ L'état mental des hystériquesChapitre 266 sur 290 · LA SUGGESTION ET LA DISSOCIATION DE L IDK E FI\E · texte numérisé non relu

LA SUGGESTION ET LA DISSOCIATION DE L IDK E FI\E

rhystrricjiK' paralvsco, à interdire les viandes attaques, mais comincnrons par régler 1 alimentation, le sommeil, les occupations ilu malade, en un mot son hygiène physi(jue et morale. Bien des petites svmptAmes de l'hystérie, des migraines, des névralgies, des tics, des rôves pourront ôtre facilement modifiés. Certaines fonctions physiologiques, celle de l'esfomae, celle de l'ijitestin, ou môme l'écoulement des règles quand il ne s'agit pas de grands accidents viscéraux ciiez les hvstériques anorexiques, jtouri'ont (^tre dirigées par la suggestion. Il est inutile d'insister sur des laits (|ui ont été décrits cent fois : ce sont là les premieis bénéfices (|ue la suggestion peut assez facilement procurer ii U!i grand nombre de malades.

Arrivé à ce point, le médecin n'hésitera pas à atta(|uer les phénomènes essentiels de la maladie et, par des suggestions appropriées, cherchera à faire cesser les sj)asmes. les afla(|ues, les paraivsies. Je dois dire qu il réussira quel(|uefois. Il n est pas un accident hvstérique (|ui n'ait été souvent guéri de cette façon, les observations publiées à ce propos sont très nombreuses et il serait facile, à jiropos de chaque phénomène, d'en ajouter de nouvelles, .\ussi peut-on dire qu'en présence d'un accident hystérique chez une malade hvpnotisée et suffisamment préparée à la suggestion, il est juste d'essaver une semblable thérapeutique.

Malheureusement, je crois aussi (|ue l'on éprouvera bi<'n souvent des méc()m|)tes. (]harc<>t 1 avait bien remai'(jué quand il disait ([ue « la suauestion est un asent difficile à mesurer... et (|u'il ne faut pas annoncer avec fracas un résultat qui, peut-être, ne se réalisera pas' ». Bien des malades, en efTet, qui paraissent tout à fait automates quand on leur suggère des actions indifférentes, résistent complètement h la suggestion dès qu'elle est dirigée contre leurs accidents. D'autres semblent obéir un moment mais ne tardent pas, (pielques jours ou quelques heures après, à présenter de nouveau le même svmptùme. Enfin un certain nombre semblent guérir de l'accident qu ils présentaient d aboid.' mais ne tardent pas à présenter d'autres symptômes pathologiques qui sont tout aussi graves ; ils n'ont plus d'attaques, mais ils ont des délires ou des contractures, et la o'f adie ne semble guère diminuée.

Page 1