I. Lasègue, Eludes, I, 6oM
LE MESOIN DE ItlHECTION 677
co.nplMf ilo 1 hvstriic est fort l'are. Lo plus souvfiil le somnambulisme reste encore |)ossil)lr, quoiqu'il devi(Mine pt'u ii peu inutile. C'est par des Irailemenls de ce genre que l'on évitera les inconvénients de la passion sômnambulique qui sont dus, à mon avis, à une interruption trop brusque de la direction chez des malades dont l'esprit est resté trop faible.
Il faut reoonnaîli'o qu'il est aujouid'hui fort dillioilf dOr-^aniser des traitements (1(^ ce <4<'iue. Dans les hôpitaux ou dans les maisons de santé où Ton place les hystériques, on se préoccupe de leurs médicaments et de leurs douches, mais on néglige absolument tout ce qui concerne leurs occupations et leur travail. Des établissements de ce genre devraient être avant tout, à mon avis, des maisons d'éducation : ce que Bourneville a si bien compris et si heureusement réalisé pour les imbéciles et les idiots devrait être fait également pour les hystériques, et le succès serait encore plus net et plus facile.
Le besoin de direction.
A. — Simplicité de la vir;.
Quels que soient les progrès que puissent réaliser ainsi quelques malades, la plupart des hvstériques n'en restent pas moins des infirmes. Pour que leur cerveau puisse sutfire à sa tâche, il faut les placer autant que possible dans des conditions particulières.
« Le vrai remède des hystériques, disait Briquet', c'est le bonheur. » Cela est profondément vrai, mais il faut entendre quel est le bonheur qui convient à un hystérique. Je le résumerai en un mot, c'est la \<ie facile tlans laquelle tous les problèmes de la famille, de l'amour, de la religion, de la fortune sont réduits au minimum, dans laquelle sont soigneusement écartées les luttes de chaque jour toujours nouvelles, les préoccupations de l'avenir, et les combinaisons compliquées. Sans doute, la fortune est un