‹ L'état mental des hystériquesChapitre 276 sur 290 · LE TRAITEMENT PSYCHOLOGIQUE OE L HYSTÉRIE · texte numérisé non relu

LE TRAITEMENT PSYCHOLOGIQUE OE L HYSTÉRIE

orand élément do cotte facilité do roxistenco, j'ai vu des livstériques guéries par un héritage et ce traitement n'est pas à la portée de tous les malades ; mais le choix d'une carrière, d'un milieu favorables, le renoncement h des ailibitions trop grandes peuvent aussi contribuer à ce bonheur tout particulier.

Une question bien délicate qui se pose à ce propos est celle du mariage des hvstériquos. On s'entend assez pour dire que le mariage d'une hystérique est bien souvent un malheur pouicidui qu'elle épouse et même pour ses enfants, mais on n'est pas d'accord pour savoir s^i ce mariage est avantageux pour elle. Je ne crois pas que l'on puisse répondre d'une façon générale à une semblable question.

Le mariage peut être mauvais pour l'hvstérique en ce que le plus souvent il complique sa vie et lui pose des problèmes qu'elle n'est pas capable de résoudre. Le mariage peut être bon pour elle, quand il lui donne le bonheur spécial qui lui convient, quand surtout il lui donne un mari capable de l'aimer longtemps et de la diriger avec fermeté. L'hystérique est heureuse de trouver une direction, elle veut être esclave ; mais elle force celui qui la dirige il pénétrer dans sa pensée, à résoudre pour elle tous les problèmes qu'elle se pose. Si le mari sait et veut bien jouer ce rùle, tout sera pour le mieux ; s'il ne sait pas le faire ou s'il s'en lasse, ce qui arrive souvent, tout ira mal. Il ne faut pas oublier que le célibat, malgré ses inconvénients, est moins dangereux pour l'hystérique que les embarras de ménage. Aussi ne doit-on pas être surpris si la réponse ;i la question posée varie dans chaque cas particulier.

Au moins me semble-t-il juste, avant de permettre le mariage, de demander que la malade se guérisse autant que possible, qu'elle soit débarrassée de ses idées fixes et qu'elle soit arrivée par une nouvelle éducation à une puissance mentale suIPisanto pour qu'elle puisse s'adapter à une vie nouvelle.

B. — La direction morale.

Quelle que soit la valeur de tous ces traitements psychologiques d'hvstérie que je viens d'énumérer, il est cependant nécessaire de faire en terminant une remarque assez singulière. Si on observe, sans parti [)ris, les divers traitements qui ont été ap-

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