LE BESOIN DE DIRECTION
pliqués il des hvsti'iifjues et leurs résultats, il laut rein;ii(jiicr (juil n'y il |);is un seul traitt-nu-nt. (juelque bizarre ou illo<^ique f[u il puisse paraître, qui n ait ohteuu des résultats merveilleux et (juel(|uef(ùs, il faut eu couveuir, très duiables, et qu'inversement il n'y a pas de traitement, si bien fondé en raison, (jui, dans des cas particuliers et aj)pli(|ué par certaines personnes, n'ait complètement échoué. C'est (|u"il y a dans le traitement de ces maladies un élément particulier qu il est bien dilficile d'analyser et qui peut transformer la valeur de tous les traitements.
Ces malades, en dehors de leurs svmptAmes hystériques, sont des esprits qui présentent une faiblesse particulière. (]ette faiblesse primordiale a déterminé 1 émotivité, a permis ii des causes i-elativement fail)les de déterminer ces «rrandes émotions qui dissocient et engourdissent les fonctions cérébrales. Cette faiblesse porte surtout sur la volonté et les rend incapables de prendre des résolutions, de combiner des actions complexes, de se diriger complètement eux-mêmes. Ces personnes ont besoin d'être constamment consolées, réconfortées, dirigées. Les pratiques œsthésiogéniques en sont une preuve singulière : ces malades pourraient avoir une sensibilité intacte, puisqu'ils recouvrent leurs sensations les unes après les autres dès que je leur demande de le faire. Pourcjuoi donc ne le font-ils pas tout seuls, pouiquoi ont-ils besoin de venir demander au médecin tous les huit jours le même commandement ? C est que ce commandement en particulier n'est pas le fait important; ils pourraient guérir tout aussi bien si le médecin faisait autre chose et leur sensibilité réapparaîtrait souvent après chaque visite, même si on ne s'en préocu[)j)ait pas. C est l'exhortation à faire des elTorts, à dominer l'émotion, à penser, à vouloir qui est essentielle, et les malades sentent cette exhortation, ce commandement, quelle que soit la méthode thérapeutique employée.
Il y a donc une règle qui domine la thérapeutique des hystériques : le médecin doit prendre la direction de l'esprit des malades. C'est cette direction qui est l'élément principal du succès. C'est aussi l'élément dangereux, car par une direction mauvaise, par l'abus des suggestions, par des hvpnotismes maladroits on peut aggraver leur maladie, et c'est pour permettre d'éviter ces dangers que nous avons indiqué quelques-unes des règles précédentes.
Ce besoin de direction doit préoccuper le médecin, même quand
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le trailenuMil tles accidents est teiniiné. Les li\ stéri(|iies retombent très facilement quand ils sont abandonnés à eux-mêmes dans une sorte de solitude morale. 11 faut veiller à ce que les malades trouvent près d'eux une personne qui soit au courant de leur état d'esprit et sache continuer à les diriger. C'est à ce point de vue que le mariage est bon pour l'hystérique (|ui a été guérie et qui quelquefois trouve dans son mari un tuteur. C'est à ce point de vue que le médecin doit continuel' ;i diriger môme de loin ses malades, quand ils n'ont pas trouvé d'autre appui moral. Une influence de ce genre sera bien souvent le plus elllcace des traitements.
Traitement psychologique de quelques accidents particuliers.
A. — Les dysesthésies. '
Les règles générales que nous venons d'indiquer doivent s'appliquer à peu près à tous les cas d'hystérie; aussi pouvons-nous être plus bref en examinant quelques détails relatifs au traitement particulier de tel ou tel accident hystérique.
Les hystériques présentent souvent des altérations de la sensilité. Je ne parle pas maintenant de leurs anesthésies qui se lattachent à leur engourdissement cérébral, à leur faiblesse mentale et disparaissent avec elle, mais des dysesthésies, ou des exagérations de la douleur sur certains points du corps. Ces dysesthésies ne sont pas toutes de la même nature et on peut, au poinlde vue du traitement, les répartir en trois classes. •
i" Certaines dvsesthésies sont simplement en rapport avec une diminution de la sensibilité, l'anesthésie est indifïerente quand elle est complète, elle est pénible au sujet qui s'en plaint quand elle est incomplète '. Dans des cas de ce genre il faut uniquement se préoccuper de restaurer la sensibilité par les diverses méthodes a'sthésiogéniques et chercher l'origine de ces aU'aiblisscments de la sensibilité.