‹ L'état mental des hystériquesChapitre 278 sur 290 · I. Autoruftllsnir psycliolrnilrpir, \HS(), p. ()H · texte numérisé non relu

I. Autoruftllsnir psycliolrnilrpir, \HS(), p. ()H

TRAlTliMENT PSYCHOLOGIQUE DE ni EI.«JUES ACCIDENTS 681

•j." Beaiic()U|) de ces dysesthésies nettement localisées sont m rapport avec des contractures incomplètes des muscles sousjacents. Que de doulcuis rapportées au co'ur ou à Testomac sont dues il des contractures des muscles intercostaux, du diapliragnu' ou des muscles abdominaux. Dans ce cas le massage m'a paru la plus ellîcace des pratiques ;esthésiogéniques.

3° Enfin il ne faut pas nier que souvent ces dysesthésies sont provoquées par des associations d'idées qui rappellent des émotions svstématifjues, souflrance au genou par souvenir d'une chute, horiour de la couleur rouge parce qu'elle rappelle le sang, soud'rance aux parties génitales ou aux ovaires par association avec l'idée du coït, de la grossesse, de l'accouchement, etc. La thérapeuticjue dans tous ces cas doit être avant tout dirigée contre l'idée lixe.

Dans certains cas cependant on p(jurra traiter la dysesthésie elle-même. On fera comprendre au sujet la nature de la douleur qu'il éprouve, on lui fera remarquer que l'on peut presser son genou sans qu'il le sente quand il est distrait, on l'habituera à supporter des pressions île plus en j)]iis fortes et on les fera d'abord très légères, |)endant l'hvpnose et a[)rès suggestion, afin de lui donner peu à peu plus de confiance en lui-même.

B. — Les tics et les chorkes.

Ces accidents se développent presque toujours sur des membres ou des parties du corps présentant une anesthésie musculaire plus ou moins profonde. D'autre part, ils sont souvent accompagnés par l'idée persistante et émotionnante d'un acte que les malades continuent à accomplir malgré elle d'une façon plus ou moins complète et plus ou moins consciente, ou bien par l'image également persistante et émotionnante d'une personne qui présentaient des mouvements semblables. On pourra étudier aussi rinfluence de l'attention sur ces accidents : certains tics ne se produisent qu'au moment où le sujet v fait attention, d'autres inversement au moment où il est le plus distrait. Le caractère de l'anesthésie et de l'idée fixe n'est pas le même dans les deux cas ; l'anesthésie est d'ordinaire plus profonde et l'idée émotive moins consciente dans le second qui me semble souvent plus grave. Suivant les cas, l'anesthésie musculaire ou bien cette pensée qui

t.Si LE TRAITEMENT PSYCHOLOGIQUE HE LHYSTERIE

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Le trnitemeiit sera natuielleineiit dirloé contre ces deux phénomènes en insistant sur eelui qui est chez le nuihule le plus important et (|ui détermine le plus lacilenient les rechutes. En outre des pratiques u'slhésiogéniques générales, une éducation des mouvements par la gvmnastiques pourront être fort utiles dans ce traitement. 11 v aurait lieu d'insister j)articnlièrement sur la gymnastique des mouvements respiratoires fjui est de la plus grande utilité pour combattre une foule d'accidents (|ui sont des tics de la respiration, comme la toux, le hoquet, le soupir, etc.

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