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LES TROUHLES DL MOLXEMliNT
diates du grand trouhlf de la voliMit*- t-t de rallcntioii conscii-iiU;, de raboiilic.
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Le plus souvent, (juand les nieinhres d une hvsléricjuc sont atteints d'une anesthésie bien complète, tactile et musculaire, englobant toute la racine du inend)re, les tioid)lc's du niouvement sont j)lus accusés que dans les cas précédents. Ils preiuient une loime toute j)articulière, (|ui soulève les plus intéressants problèmes de psychologie.
Cette altération du mouvement dans les membres aneslhésiques a été depuis longtemps signalée par Ch. Bell, par Duchenne et par Briquet, mais il nous semble que la description la plus complète et la plus précise en a été donnée pa)- Lasègue'; c'est pourquoi nous proposons de désigner cel ensemble di' phénomènes assez complexes sous le nom de syndrome de Lasègue.
Résumons d aboid les faits essentiels (|ui constituent ce svndrome.
l" Le sujet est incapable dellectuer aucun mouvement du côté anesthésique sans le secours de la vue.
2° Dans certaines expériences, le mouvement commencé avec le secours de la vue peut se continuer sans ce secours.
3" Les imaginations visuelles, ou même la sensation tactile, peuvent remplacer la sensation visuelle, pourvu (|u elles apprennent au sujet la position de son membre au début du mouvement.
4" Ce caractère ne send)le pas gêner le sujet qui pendant la vie normale eflectue tous les mouvements sans se plaindre de rien.
ô" Si on lève le bras du sujet sans qu il le voie, ce bras reste immobile dans des postures cataleptiques.
6" Des mouvements peuvent être obtenus sans le secours de la vue, mais ils sont subconscients et le sujet ne s'en rend pas compte.
Nous allons étudier dans ce paragraphe les trois premiers caractères qui lorment la partie essentielle du syndrome, en réseivant pour le paragraphe suivant l'étude des trois autres.
I, Lasègue, Anesthésie et ataxie livstériijues. Eludes médlculfs, II, p. a,"). Janet. — Hvslérie. lo
i\6 LES STIGMATES MENTAUX
Le fait principal est la porte du inouvement sans le secours de la vue : « Une mère nourrissant son eniant, racontait autrefois Ch. Bell, est atteinte de paralysie ; elle perd la puissance musculaire d'un côté du corps et, en môme temps, la sensibilité de l'autre; circonstance étrange et vraiment alarmante, cette femme ne pouvait tenir son enfant au sein avec le bras qui avait conservé la puissance musculaire (mais (|ui était anesthésique) (ju'à la condition de regarder son nourrisson. Si les objets environnants venaient à la distraire de la position de son bras, ses muscles fléchisseurs se relâchaient peu à peu et l'enfant était en danger de tomber. » On observe plus souvent un autre fait du môme genre, c'est cpie les malades anesthésiques ne peuvent pas remuer pendant la nuit'. Lucie, par exemple, pendant ses périodes d'anesthésie complète, ne j)Ouvait plus faire le plus petit mouvement dans son lit, une fois la lumière éteinte : elle était le matin exactement dans la même position où elle s'était placée le soir. Quelques médecins, à ce (jue raconte Briquet-, avaient même pris cette singulière paralysie nocturne pour une maladie intermittente et l'avaient traitée par le sulfate de quinine.
De telles constatations sont cependant assez rares, car le fait (jue j étudie ici est surtout un fait d'expérimentation; il faut le chercher pour le constater. On a remarqué que les- malades mis en observation, qui se surveillent pour ainsi dire pendant (ju'on les examine, suivent continuellement du regard leurs bras ou leurs jambes anesthésiques dès qu'on leur demande de faire un mouvement. On a songé naturellement ii simplifier l'acte et supprimant cette intervention du sens visuel. Je crois qu'il laut éviter cependant de fermer complètement les yeux du sujet, car on peut provoquer ainsi chez les hystériques toutes sortes d'altération de la conscience, (luelquefois même le somnambulisme'; l'anesthésie pourrait ètic modifiée et les mouvements n'auraient plus les mêmes caractères. Il faut se contenter de détourner la tête du sujet et de cacher le bras par un écran. Si on expérimente ainsi, on voit que le membre anesthésique devient tout d'un coup paralytique ; il tombe, flasque, par son piopre poids et n'exécute