‹ L'état mental des hystériquesChapitre 9 sur 290 · Pitres, op. cit., I, p · texte numérisé non relu

Pitres, op. cit., I, p

16 LES STIGMATES MF.NTAl \

vatioii sinijfiilière, qui aurait, je crois, l>esoin d'être vérifiée, m'a été (»l>lii>;eaininent communiquée par M. Tixeron, préparateur au laboratoire de 1 lu\pital Necker. Une jeune femme, anesthési([ue du côté droit, |)renait depuis (|uel(|U(' temps des pilules de nitrate ilaiii^ent. On lui lit prenilre un hain de Barèges, à la suite du(|uel elle eut toute la peau du côté droit fortement colorée en l)iiiM. tandis (|ue la peau du côté gauche était restée blanche. Enfin, M. \ igouroux nous a enseigné que, dans certains cas, la résistance électrique était Fortement augmentée du côté anesthésié. Nous n'avons pas à examiner dans cet ouvrage ces modifications physiologiques. (|iii devraient être étudiées avec plus de soin. Notons seulement ([ue lanesthésie peut se superposer à un certain nombre d autres accidents. Quelle que soit l'importance de ces reniarcpies dans (|uelques cas spéciaux, il n'en reste pas moins vrai que bien souvent, et peut-être dans la majorité des cas, l'anesthésie peut exister sans amener avec elle aucune de ces perturbations physiologiques. Elle se présente d'une manière très nette, sans qu'il y ail une dilTérence de température apprécial)le entre la main sensible et la main insensible, sans qu'il y ait aucun trouble dans la coloration de la peau, dans la production de la sueur, dans la circulation, en un mot, ni dans la nutrition des parties'.

Quand l'insfjnsibililé siège sur une région dont l'allouchement ou le choc est ordinairement le point de départ d'un mouvement, ce réflexe n'est ordinaircineni pas altéré. Pour la majorité des réflexes, il n'y a pas lieu de discuter: le réflexe palellaire, le réflexe crémastérien, le réflexe abdominal de Rosenbach, les réflexes vasculaires et sécrétoires, les réflexes des organes érectiles et même les réflexes cardiaques et respiratoires succédant aux excitations cutanées nous ont toujours paru parfaitement conservés*. Si l'on constate quelquefois une diminution, il ne faut pas oubiici' (|ue ces réflexes peuvent être diminués même chez I homme normal. Jecrois aussi, avecM. Farinaud, que les réflexes papillaires restent presque toujours intacts, même quand il y a une aniaui'ose complète, de nature hystéri(|ue bien entendu. Si je mets une restriction, c'est que Briquet parle de pupilles larges et dilatées^ et que M. KoMiig m'a dit récemment avoir vu

I. Discussion très complète de ce point important. Pitros, op. cit., 1, p. ^S. A. C(. Pitres, op. cit., I, p. 72.

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