‹ L'état mental des hystériquesChapitre 90 sur 290 · Babinski, Gazette hebdomadaire, juillot tHr^i, p. .tf · texte numérisé non relu

Babinski, Gazette hebdomadaire, juillot tHr^i, p. .tf

crits dans le paragraphe précédent, il est très facile de remarquer <|ue ce ne sont point des faits psychologi(|ues absolument normaux et identi(|ues à tous les autres. Ces |)aralvsies, ces mouveiiK'iits impulsifs, ces hallucinations ii la suifr d un simple mot ne le retrouvent j)as dans toutes nos pensées ordinaires. Mt^me chez es personnes les plus suggestibles, la suggestion n fst [)as |)erpétuelle, et elle so distingue très bien d«s autres p<Misées. .\vec un peu d'habitude, il est très facile de voir, rien (ju'ii son aspect, si Marguerite est obsédée par une suggestion ou si elle a simplement ses pensées ordinaires. Quoi(jue Berthe soit très facile, trop facile l\ suggestionne!', on peut cependant causer avec <'lle tran- <|uillement et lui raconter bien des choses sans (|u'elie ait des hallucinations à cIkkjuc instant. L'observateur remarque très bien (jii il v a chez elles une difTérence entre ce qui est suggestion et ce qui ne lest pas.

Bien plus, le sujet lui-même lait (juclquefois cette remarque et il sait distinguer la suggestion de tous les autres faits moraux. .Justine est aussi suggestible et hallucinable que possible, et cepeiulant, quand j'essave de lui faire une suggestion, il lui arrive (luelquelois de me répondre un mot vulgaire, mais bien caractéristiiiue : « Monsieur, je ne sais pas pourquoi, mais cela n a pas pris. — Que voulez-vous dire ? vous n'avez pas compris ce que je disais ? — Si, j'ai très bien compris. — Alors, vous ne voulez pas faire cela, vous n'acceptez pas ? — Moi, j'accepte tout ce que vous voulez, je ne demande pas mieux que de vous obéir et je vais le faire si vous voulez ; seulement, je vous avertis, cela n'a pas pris. » Avec la définition précédente de la suggestion, ces réponses de la malade n auraient aucun sens, l'idée ayant pénétré ilans l'esprit et avant été acceptée devrait être une suggestion. Et cependant, la malade a raison, elle a éprouvé des suggestions, elle sait ce que c'est, et quoiqu'elle accepte volontiers, avec une confiance et une obéissance absolues, cette idée nouvelle, elle sent que les choses ne se passent pas de la même manière et que ce n'est pas une suggestion. On sait la ressemblance qui existe entre la suorffestion et les idées fixes ; eh bien, les malades (lui

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