‹ L'Etat moderne et ses fonctions (volume 3)Chapitre 63 sur 73 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

LA POURSUITE PAR l'ÉTAT d'uN IDÉAL SOCIAL.

Contestations auxquelles prête le rôle de l'État en ce qui concerne la religion, l'éducution et l'assistance, page 241. — Suivant certains

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écrivains l'Etat aurait mission de fciire régner la vertu et de répandre la vérité, page 242. — L'État, d'après une formule allemande, doit pétrir la société conformément à « Tldée », page 242.

Les politiciens et les Ihéoriciens politiques tournent le dos à la doctrine qui prévaut aujourd'hui dans les sciences, page 242.

La recherche d'un idéal social par l'État a été la cause d'une foule de crimes et de la plus oppressive intolérance, page 242.

Les hommes d'État, à tous étages, sont des hommes d'action ; leurs conditions mentales ne se prêtent pas à la découverte ou à la propagande de la vérité absolue, page 243 241

La gloire de l'État moderne, c'est de laisser le champ libre aux controverses, page 24ô. — Néanmoins certains États veulent dominer les controverses religieuses, page 246.

Deux idées différentes, l'une bonne, l'autre mauvaise: l'État laïque et l'État athée, page 246. — La laïcisation de l'État implique son indépendance, non son hostilité, envers les religions, page 246. — Un État ne doit ni dédaigner, ni ignorer, ni combattre les religions, page 247.

— Le positivisme absolu est impossible à l'État, page 247.

L'État, manquant de la faculté d'invention, est impuissant à faire, à conserver ou à détruire les religions, page 249. — L'État moderne doit être bienveillant envers elles, page 250. — Le sentiment religieux est un ciment social qu'il est très difficile de remplacer, page 250. — Parallèle entre le curé ou le pasteur et l'instituteur public, page 251.

— L'État doit avoir un parti pris général de bienveillance pour tout ce qui est respectable, page 251. — Inconvénients de créer des délits artificiels, page 251. — Belles pages de Littré et de Michel Chevalier, page 252. — La séparation de l'État et des cultes aux États-Unis est une simple séparation de biens et n'implique aucune malveillance réciproque, page 252.

Le livre de Corbon, le Secret du peuple de Parifi^ page 253. — L'État moderne n'a aucun intérêt à favoriser un « prodigieux développement d'aspirations ayant pour objet exclusif les choses de ce monde», p. 253.

La question de la séparation des Églises et de l'État dépend des antécédents de chaque peuple et du nombre des confessions, page 254. — Les idées les plus raisonnables et les plus politiques à ce sujet ont été formulées par deux athées, David Hume et Adam Smith, page 255. — L'intimidation est un mauvais ressort de gouvernement, surtout à l'endroit des influences spirituelles, page 255.

Absurdité de l'objection que l'État, en soutenant différentes églises, propage nécessairement Terreur, page 25G 245

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