PROPHÉTIES CONTEMPORAINES
d' voirs les plus graves de la vie chrétienne, la soif des jouis- ■!ces, l'indifférence d'un trop grand nombre pour la cause de u, la haine et le blasphème des autres, la guerre faite à ; 'g ise par ceux qui représentent le peuple et ont été choisis par lui, ne peuvent manquer d'attirer les pires fléaux que, seules, des âmes saintes ont sans doute, jusqu'ici, retardés K Mais ces âmes saintes sont en trop petit nombre, même parmi les privilégiés du Cœur de Jésus. Notre-Seigneur ne s'est-Il pas plaint à plusieurs reprises à sainte Marguerite-Marie de son « piuple choisi, qu'il avait destiné pour apaiser sa justice »? « Notre-S ngneur me fit Voir, dit ailleurs la Sainte que, tant que son peuple choisi lui avait été fidèle, il avait toujours lié les mains de sa justice pour laisser agir celles de sa miséricorde », et le Sauveur ajouta ces consolantes paroles : « Une âme juste peut obtenir le pardon pour mille criminels. »
Certes, ce n'est pas de désordres scandaleux que le Seigneur se plaint : la persécution a montré, au contraire, combien prêtres, religieux et religieuses étaient attachés à l'Église et le spectacle de leur unanime fidélité est un des plus consolants que l'histoire nous présente. Mais il faut plus encore pour faire contrepoids à toutes les iniquités contemporaines, il faut une vive fiTveur dans la prière, un grand attachement à la vie intérieure, une pratique généreuse et parfaite des vertus vraiment expiatrices, de l'humilité, du renoncement, de la mortification sous toutes ses formesr Ou bien il faudra le sang des martyrs. A ce prix viendra le salut et aux fléaux qui nous désolent succéderont d'abondantes bénédictions. Voilà ce que disent depuis longtemps d^s âmes très favorisées du Ciel, voilà ce que pensent, en dehors de toute révélation, tous les chrétiens éclairés, tous ceux qui savent d'après quelles lois Dieu gouverne le monde. Si nous savons apaiser la justice de Dieu et mériter les effusions do sa miséricorde, Il couvrira de confusion les ennemis de son Ëgise et dans celle-ci s'épanouira une magnifique floraison de sainteté : Inimicos ejus induam confusione, super ipsum autem efflorebit sanctificatio mea.
• Ces lignes ont été écrites en 1907. Depuis lors d'effroyables fléaux ont frappé les nations. Celles-ci ont-elles suiïisamment profité de la terrible leçon? Et ces fléaux seront-ils les derniers?