‹ L'état pontifical après le grand schisme;Chapitre 18 sur 50 · LES COMMUNES EN GAMPANIE ET MARITIME · texte numérisé non relu

LES COMMUNES EN GAMPANIE ET MARITIME

cle(l), Velletri avait tenté, mais en vain, de faire disparaître ses tours féodales, vrais ropnires de brigands, menaces perpétuelles pour ses libertés communales. Ainsi , la plupart des communes de la Gampanie et de la Maritime étaient dominées par de puissantes principautés féodales, qui tenaient en échec le Saint-Siège lui-même.

Que restait-il, en effel, au pape dans cette province? sur quelles villes, sur quelles terres le recteur exerçait-il une juridiction immédiate? Il est bien difficile de l'indiquer : car les principales positions , les grandes routes de la plaine , les hauts sommets qui dominent le pays, ont été presque tous occupés par les grandes familles romaines; la plupart des villes ont été transformées en principautés autonomes, vassales plutôt que sujettes du pape ; bien que dépouillées, les églises ont gardé quelques restes de leur ancienne puissance temporelle; il faudrait descendre jusque dans l'examen des petits villages pour délimiter le domaine immédiat du Saint-Siège. Ainsi, en Gampanie et Maritime, la puissance temporelle de l'Eglise avait été morcelée ; elle s'était dissipée, pendant. le séjour des papes à Avignon et la période anarchiquedu schisme; le recteur exerçait dans cette province des droits de suzeraineté plutôt qu'une juridiction directe. Aussi, les années qui allaient suivre l'an 1431 , devaient être décisives : la dissolution allait-elle se continuer, ou bien le Saint-Siège serait-il capable de reprendre en main l'autorité, qu'il avait presque entièrement perdue ?

(1; Tomasetti, Campagna Romana, Archivio délia Société romana di st. patria, 1887, p. 424.

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