DE QUELQUES OBLIGATIONS SPÉCIALES A CERTAINS RELIGIEUX
Aux trois vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance qui sont essentiels à la vie religieuse, et qui, par conséquent, se font dans toutes les congrégations proprement religieuses, certains instituts ont ajouté quelques vœux particuliers. C'est ainsi que les religieux de la Merci, faisaient le voeu de rester eux-mêmes en captivité, si c'était nécessaire, pour délivrer les chrétiens captifs chez les barbares; c'est ainsi que les Jésuites font le vceu d'aller en mission, si leurs
Supérieurs les y envoient. Nous n'avons pas à parler de ces vœux, dont l'obligation est assez claire, pour que ceux qui les ont faits sachent à quoi ils sont tenus ; nous devons cependant dire un mot du vœu de persévérance, et de l'obligation qu'ont certains religieux, de garder la clôture.
Le vœu de persévérance se fait dans un certain nombre d'instituts, après un temps de profession plus ou moins long. Il oblige, par un quasi-contrat. l'Institut à ne pas renvoyer le sujet, excepté dans le cas de crime, et le sujet à persévérer dans l'Institut. A moins que l'Institut n'y consente, le Pape seul peut dispenser de ce vœu, lors même qu'il est émis dans une Congrégation.
Un grand nombre de religieux à vœux solennels, de l'un et de l'autre sexe, sont tenus à garder les règles de l'Eglise concernant la clôture. Ces règles ont pour but de sauvegarder dans les religieux, la chasteté qui fait leur gloire, et que des rapports trop faciles avec le monde risqueraient d'altérer. Les unes regardent les monastères d'hommes ; les autres, les couvents de femmes.
Sont frappées d'excommunication simplement réservée au Souverain-Pontife, les femmes qui violent la clôture, ou l'enclos des réguliers proprement dits, faisant des vœux solennels. (On excepte pourtant les reines, leurs filles et leurs suivantes, ainsi que la fondatrice du couvent).
Les Supérieurs ou autres qui les admettent, qui conseillent cette violation, qui ne l'empêchent pas lorsqu'ils le devraient, encourent la censure, sont privés de leur olTice et deviennent inhabiles aux autres emplois. (Dans les pays de mission, d'après une décision de la S. Congrégation de la