LA CLÔTURE
Propagande les réguliers qui sont deux ou trois dans une station , encourraient la censure, en admettant les femmes dans leur maison).
Les réguliers pèchent gravement, s'ils sortent de la clôture sans permission, durant un long temps, ou pendant la nuit; ils pèchent véniellement, si c'est durant le jour ou pendant un temps court. Les Supérieurs ne peuvent donner une permission générale de sortir; ils doivent adjoindre un compagnon à celui qui sort; ils doivent le désigner eux-mêmes, et ne pas toujours choisir le même. Ces règles ne regardent que les réguliers proprement dits ; il est cependant difficile d'excuser de toute faute les religieux à vœux simples qui sortent sans permission.
Les Supérieurs ne peuvent donner à un régulier la permission de vivre longtemps hors de son couvent, sans l'autorisation du Saint-Siège. Il est défendu aux réguliers de se mettre, sans permission, au service d'un prince, d'un Evêque, d'une communauté, etc. Ils ne peuvent non plus, sous peine d'excommunication encourue par le fait même, assister, hors de leurs couvents, à des cours de littérature.
Ceux qui, de quelque condition, de quelque sexe, de quelque âge qu'ils soient, fussent-ils même enfants, violent la clôture des monastères, ou de l'enclos du monastère des religieuses, en y entrant sans dispense légitime, sont frappés d'excommunication, si les religieuses sont à vœux solennels ; il en est autrement si les religieuses sont à vœux simples, à moins que l'Evêque n'y ait attaché une censure, ou que, par un induit spécial, ces religieuses ne soient sous la clôture papale, lors même qu'elles n'ont que des vœux simples. La clôture papale est celle que le Pape seul peut établir et dont il peut seul dispen-
ser. On excepte cependant les cas suivants : de par le droit, les Evêques peuvent y entrer dans le cas de nécessité, ou de visite; mais ils doivent être accompag-nés de personnes mûres. Ils n'ont pas le droit d'entrer, quand ils font l'examen des novices. Les prélats réguliers peuvent entrer une . fois l'année pour la visite. Les rois, les reines, leurs fils et leurs filles, les confesseurs pour administrer les sacrements en temps de maladie, aussi souvent que durant la santé, mais ils doivent être revêtus du surplis et de l'étole ; le médecin ordinaire, avec la permission toutefois, et à son défaut l'extraordinaire, avec la permission de l'Evêque, les ouvriers et ceux qui ne peuvent pas exercer leur art en dehors de la clôture, peuvent aussi entrer.
Voici ceux qui peuvent donner la permission d'entrer dans un monastère : l'Evêque, le vicaire capitulaire, ou le vicaire général avec un mandat spécial, si le monastère est soumis à l'Evêque ; l'Evêque seul, si le monastère est soumis au Pape; le prélat régulier, si le monastère est exempt et lui est soumis, à moins qu'une coutume contraire ne s'y oppose.
Ils encourent encore cette excommunication, ceux qui introduisent ou admettent les personnes qui violent la clôture, comme les portières ou les Supérieures, ainsi que les religieuses qui sortent de la clôture, lors même qu'elles ne feraient qu'un ou deux pas en dehors, comme le soutient lopinion commune contre quelques-uns. La clôture est violée, quand une religieuse monte sur le toit, se pend à un arbre, ou autrement, en dehors du mur de clôture, quand elle franchit la porte du monastère pour fermer la porte extérieure par laquelle entre les étrangers, quand elle pénètre dans l'église publique du couvent. La censure