INTRODUCTION XXV
classes dirigeantes, a négligé de donner. C'est un emprunt toutefois à ce communisme que le droit de i>wre préconisé par Menger comme le principe de droit unique. Il y serait donné satisfaction par la collectivité (livre II, ch. vu), qui procéderait à la répartition des biens, de même qu'elle aurait aussi le droit de réquisitionner le travail nécessaire à les produire. II n'y aurait pas besoin qu'il y eût, comme en de certains systèmes plus préoccupés de justice avaricieuse que d'humanité large, une proportion arithmétique définie entre l'effort fourni et la quantité de biens répartie à chacun. Mais il y aurait un classement de besoins à satisfaire. La production sociale ne s'emploierait plus d'abord à satisfaire les besoins raffinés des riches. Elle se proposerait d'abord d'assurer à tous les citoyens une existence digne de l'homme. Une somme déterminée d'heures de travail serait exigée de chacun pour garantir à touH ce standard oflife. Et sans doute il y aurait encore des catégories diverses de vie sociale plus ou moins raffinée, comme il y aurait une hiérarcliie du travail. Mais ces catégories seraient peu distantes les unes des autres ; et jamais les satisfactions d'amour-propre de Tune d'elles ne passeraient avant l'extinction totale de la misère dans les classes les plus mal partagées.
La propriété n'est pas, pour Menger, le seul instrument du pouvoir social oppressif des classes dirigeantes. Tous les contrats sont entachés de la même oppression dès qu'ils se passent entre possédants. C'est une démonstration qui a été faite souvent, et que Mensfer ne fait que rééditer avec la précision nouvelle de son clair langage (livre II,