‹ L'état socialiste;Chapitre 23 sur 121 · INTRODUCTION XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIX

r initiative administrative prise ûcti veinent au nom du roi a force de loi, tant que le Parlement n'y contredit pas (*). Même en Tabsence de cette fiction légale, il en est ainsi de tous les pays. Or, si déjà rimpuissance des Chambres est grande, il ne faut pas encore l'augmenter. Tout fonctionnarisme incontrôlé finit par avoir, selon le mot de Stuart Mill, des intérêts « sinistres » qu'il fait prévaloir. L'intervention parlementaire rare, mais toujours menaçante, est la seule garantie imaginable d'une administration réellement orieiitée vers la satisfaction « des intérêts individuels des masses ». Or c'est là le cntère d'une activité rationnelle de l'État (livre m, chap. i), et le signe auquel se reconnaîtra le régime socialiste (livre I, chap. m).

Menger ne croit pas que rien puisse empêcher l'avènemenl du socialisme. Il y a déjà plus d'une institution, socialiste d'esprit, dans l'État capitaliste. L'instruction primaire gratuite, la police de l'hygiène et celle de la sécurité publique sont des institutions socialistes, quoique faiblement. Il y a déjà des collectivités possédantes et exploitantes, et l'égalité présente devant la loi fait augurer d'une égalité plus grande, à venir, qui sera sociale (livre I, ch. iv). Cet avenir socialiste est certain. Car rien ne peut désarmer les forces qui sourdement travaillent les foules. Il né faut pas croire que les multitudes en qui depuis un siècle sont ébranlées les Convictions loyalistes parles coups de force des monarques eux-mêmes, en qui est extirpé le respect religieux

(») Sidney et Béatrice Webb, Industrial democracy, t. II,

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