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CHAPITRE VIII

l.A RELIGION

Jusqu'au commencement de l'âge de la raison, c'est-à-dire environ jusqu'au commencement du xviii® siècle, l'organisation sociale était assise sur un assujettissement des masses voisin de l'esclavage à l'égard de la royauté, de la noblesse et du clergé, mais cette organisation avait d'autre part un caractère unitaire et harmonieux. La défense de l'État et du droit était confiée, au Moyen-Age, à la noblesse d'épée ; elle le fat plus tard aux armées de métier ; celle-là comme celles-ci se trouvaient, vis-à-vis des masses populaires asservies, dans un état d'antagonisme permanent et conscient. Ces masses vivaient dans une ignorance profonde ; il n'existait pas d'institutions générales qui eussent pour objet de les instruire. La science avait bien commencé, depuis Copernic, à développer ii côté de la conception religieuse du monde la conception expérimentale ; mais les savants écrivaient leurs livres en latin et se gardaient avec le plus grand soin de déduire les conséquences pratiques de leurs théories. Et de profondes et fortes convictions religieuses, qui étaient universellement répandues, promettaient aux pauvres et aux faibles, dans une autre vie, dans une vie supra-sensible, la juste compensation des maux

de leur douloureuse existence terrestre. Il y avait ainsi accord parfait entre la vie intérieure et la vie extérieure des peuples. Leur condition n'était sans doute pas très réjouissante, mais, en somme, elle pouvait durer, parce qu'elle n'enveloppait pas de contradiction interne.

Or, à ce mécanisme artificiel qui « garantissait depuis des milliei's d'années la soumission des clas ses inférieures, on enleva, au cours du xviii® et du XIX® siècle, ses rouages, l'un après l'autre. En France, pendant la grande Révolution, en un moment d'exaltation héroïque, le service militaire universel fut introduit, et plus tard cet exemple fut suivi par beaucoup d'États dont les fins aussi bien que les constitutions étaient entièrement différentes ; ainsi l'épée se trouva remise, pour la défense du régime établi, à ceux qui souffraient le plus de ce régime. L'obligation scolaire universelle, venue d'Allemagne, se répandit dans la plupart des pays civilisés, et procura aux classes inférieures, non seulement un savoir notable, mais aussi, ce qui importe plus encore, la possibilité d'étendre par elles-mêmes leur savoir. La science dépouilla son vêtement étrauger, et devint ainsi accessible à des catégories d'hommes très étendues ; une littérature de vulgarisation scientifique de plus en plus développée et la presse périodique répandirent dans les masses la conception expérimentale du monde. Et, ce qui est peut-être le plus important et ce qui doit ici nous occuper surtout, l'incrédulité, que Voltaire et d'autres grands hommes du siècle des lumières avaient considérée comme un privilège des riches et de l'élite, l'incrédulité s'abattit avec une force extraordinaire sur

les masses, et ramena leur attention des consolations de l'autre monde sur les maux et les tourments de leur vie terrestre.

Cet affaiblissement des sentiments religieux conduit rÉtat à prendre deux attitudes, à tenir un double langage, à mentir. On a souvent remarqué cette duplicité, dont la faute, disons-le bien haut» est aux choses plus qu'aux hommes. Llmmense accroissement de la population et de ses besoins nécessite un développement incessant de la science expérimentale et de la technique ; un peuple qui reste en arrière dans ces deux domaines doit nécessairement être vaincu, politiquement et économiquement. D'autre part, FEtat ne peut pas méconnaître que les contrastes violents, les oppositions non motivées dont notre société offre le spectacle ne pourront jamais être entièrement justifiés par des raisons d'ordre laïque ; il faut que la religion les explique et les concilie par le moyen d'un ordre voulu de Dieu, et promette aux moins bien placés une juste compensation dans une vie future. Et ainsi la religion et la science expérimentale sont également nécessaires à l'État actuel, bien que dans leurs conséquences logiques elles s'excluent complètement l'une l'autre .

L'État s'efforce de venir à bout de cette difficulté de la manière suivante : il favorise à la fois la religion et la science expérimentale, et prend soin de ne confier le soin de professer l'une et l'autre qu'à des hommes trop timides pour tirer les conséquences dernières de leurs principes. Cette attitude devient vraiment burlesque lorsque, ainsi qu'il arrive dans de nombreux États, l'administration suprême

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du culte et celle de rinstruction publique sont réunies dans les mêmes mains, si bien qu en un certain sens un seul et même homme est en même temps ministre de la religion et de Tirréligion. On comprend que cette condition équivoque ait de tout temps scandalisé les hommes à sentiments religieux profonds ou à convictions scientifiques fortes. Aussi a-t-on imaginé une foule de plans, en vue de modifier les rapports de TÉtat et de TÉglise. Je ne veux parler ici que de ceux qui ont un caractère nettement démocratique. La doctrine qui va le plus loin en ce sens, c'est Tanarchisme, qui propose par Torgane de ses représentants les plus autorisés la suppression complète de la religion et du culte (*). En quoi Tanarchisme est logique ; car si l'on s'attaque à Taigle à deux têtes (État et Église) qui figure symboliquement le régime social actuel, et qu'on le décapite de l'un des deux (l'État), l'autre ne peut naturellement pas continuer d'exister. Mais parmi les socialistes aussi quelques écrivains demandent une suppression violente de la religion ('). L'opinion adverse, suivant laquelle la religion disparaîtra d'elle-même, sans contrainte et sans violence, après l'établissement du nouvel ordre

(*) Proudhon^ Idée générale de la révolution au xix* siècle (1851), p. 287. Bakounine, Fédéralisme, socialisme, antitkéologismCy dans les Œuvres, 2« éd. (1895), p. 61, 68. Voir de même Godwin, Enquiry concerning political justice (179 J), 3« éd., t. II (1798), p. 238, 239; mais cet auteur se prononce seulement contre toute aide donnée à l'Église par l'État.

(*) Voir par exemple Meslier, Le Testament, t. III (186S), p. 380, 381 et passim ; Weitling, Garantien der Harmonie und Freiheit (1842), 3« édit. (1849), p. 122.

social, a trouvé également maints représentants dans la littérature socialiste (*). Cette manière de voir se heurte à une objection décisive. L'histoire des communautés socialistes de l'Amérique du Nord — pour nous en tenir à des exemples pns dans les temps modernes — prouve que la religion est parfaitement conciliable avec le socialisme le plus conséquent, et même que de petites communautés à peu près soustraites à l'influence des courants intellectuels peuvent fort bien arriver à vivre et à fleurir en se maintenant sur une base religieuse.

Un second groupe de politiciens et de socialistes, Rousseau en tête, désirent que la vie religieuse ne périsse point, mais veulent substituer à la religion révélée une religion de la raison, faite d'un petit nombre de dogmes. Ces dogmes sont l'existence d'une divinité toute puissante, sage, bienfaisante, omnisciente et souveraine, l'immortalité de Fâme, la récompense des justes, la punition des méchants, la sainteté du contrat social et des lois (*). Quiconque ne veut pas admettre ces dogmes doit être banni de l'Etat ; quiconque les a reconnus publiquement mais manifeste par ses actes son incrédulité doit subir la peine de mort. Nous rencontrons des opinions semblables, à vrai dire sans des menaces aussi démesurément rigoureuses , chez Morelly , Robespierre, Babeuf et les Babouvistes, Saint-Simon

0) Engels, Herm Eugen Duhring's Umwàlzung der Wissenschaft (1877), p. 266. Bebel, Die Frau (1883), 2- édit. (1885), p. 398 sqq. et passim (tr. fr. : La fenime dans le passée le présent et ^avenir, p. 30i)

(2) Rousseau, Du contrat social (1762), IV, viii, p. 319 de Tédition originale.

et les Saint-Simonîens, Owen, Cabet et beaucoup d'autres socialistes (*). Seul Fourier a été entraîné par la tournure bizarre de son esprit à des opinions religieuses qui peuvent rivaliser avec les dogmes les plus étranges des religions révélées (■).

Ces plans et d'autres semblables peuvent difficilement être considérés comme exécutables. Car l'extirpation de la vieille religion et l'introduction de la religion rationnelle ne peuvent guère être conçues sans de grandes et universelles violences. Ajoutons que la nouvelle religion, en dépit de sa pénurie de dogmes, aurait, dès l'instant de sa fondation, à lutter contre l'esprit scientifique exacte* ment comme les religions révélées traditionnelles. Mais d'autre part elle serait entièrement dénuée de

(') Morelly, Code de la nature (1755), p. 184-188, Robespierre, dans son discours à la Conventipn du 7 mai 17i)4, Œuvres complètes, par Laponneraye, t. III (18'iO), p. 607-642. Voir aussi ie Décret de la Convention du même jour sur l'existence de Dieu et rimmortalilé de l'âme, dans le Moniteur universel du 8 mai 1794. Buonarroti, La Conspiration pour l'égalxt(\ 1. 1 (1828), p. 254, 255. Saint-Simon, Lettres d*un habitant de Genève à ses contemporains (1803), dans les Œuvres, t. I (1868), p. 48-57; Le nouveau christianisme (1825), dans les Œuvres, t. VII(18C9), p. 113, 117, 163, 164, 173, 177. Exposition de la doctrine Saint- SîwomeMne (1828-1830), dans les Œuvres, t.XLU(1877), p. 293, 294. Owen, The révolution in the mind and practice of the human race (1849), p. 90-110, et dans les innombrables écrits et discours où il traite du système de la religion rationnelle. Cabet, Voyage en Icarie (1840), 5« éd. (1848), p. 171. Pecqueup, La république de Dieu (1844). p. 1-159.

(2) Fourier, Traité de l'association domestique-agricole^ t. I (1822), p. 231 sqq., dans les Œuvres, t. III (1841), p. 304sqq. ; Le nouveau monde (1829), p. 537 sqq., dans les Œuvres, t. VI (1848), p. 454 sqq. Renaud, Solidarité (1842), 6* édit. (1877). p. 165 sqq.

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cette action consolatrice que les religions i-évélées exercent incontestablement sur leurs croyants dans les épreuves de la vie. Car cette action est toujours liée à la croyance, née d'un concours de contingences historiques, que le fondateur de la religion et ses compagnons n'ont fait qu'exécuter des ordres que Dieu leur aurait directement donnés. Mais une religion qui aura été décrétée par la majorité d'un parlement et qui aura ensuite été établie avec l'aide des tribunaux criminels et de la police ne bénéficiera jamais de l'auréole que les religions révélées doivent à leurs garanties surnaturelles.

D'après ce qui précède, il est aisé de comprendre pourquoi les Saint-Simoniens ne purent jamais doter le monde d'une nouvelle religion, bien qu'ils se soient donné assez de peine pour faire de leur secte une copie — qui, à vrai dire, défigure quelque peu le modèle — de l'Église catholique. Il n'était pas possible qu'une religion se fondât et s'organisât autour d'une personne comme celle de Saint- Simon,, et d'une vie comme la sienne, vie qui, d'ailleurs, s'écoula dans un pays et en un temps de critique acérée et de publicité très large. Et le dogme du Saint-Simonisme (*), qui aboutit à un théisme confus, fusionnant l'esprit et la matière, ne pouvait certainement pas suffire , dans sa pauvreté et son prosaïsme, à satisfaire les besoins de béatification et de rédemption d'âmes pieuses.

A coup sûr, la religion jouerait un rôle incomparablement moindre dans l'État populaire du travail que dans la société actuelle. Sans doute, la maladie,

(*) Voir p. 296, note 1.

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la mort, la démoralisation, bref, le mal physique et moral subsisteront toujours et provoqueront dans les âmes mystiques le besoin religieux. Mais les inégalités sociales seront réduites dans le nouveau régime à une mesure supportable ; or, c'est surtout k faire accepter par les masses ces inégalités que rÉtat actuel emploie la religion. Quand la différence enti'e la condition des plus haut placés et celle des plus humbles sera devenue relativement minime, et que tous pourront espérer parvenir par le talent et par le travail aux plus hautes situations, l'État pourra se passer de l'appareil si considérable et souvent si dangereux pour lui que se sont donné les différentes confessions de la religion chrétienne.

Cette liberté plus grande à Tégard du problème religieux permet à l'Etat populaire du travail de mettre à la base de toutes les manifestations de son activité la conception scientifique du monde. Jusqu'ici l'État et la société ont dû professer que les méthodes de la recherche scientifique et leurs résultats ne devaient être enseignées dans toute leur étendue qu'aux hautes classes, et que la religion devait être conservée pour «le peuple». En fait, l'enseignement supérieur a seul un caractère scientifique ; l'enseignement primaire a un caractère essentiellement religieux. Au contraire, les écoles de l'Etat populaire du travail n'enseigneront, à tous les degrés, que les données de la science, et le soin de rinstruction l'eligieuse sera laissé aux communautés religieuses.

Ainsi sera supprimée l'inégalité de traitement des riches et des pauvres dans le domaine de la vie religieuse ; cette inégalité blesse le plus grand nombre

à plus juste titre encore que l'inégalité économique, et, avec le progrès de la culture au sein des masses, elle ne pourra certainement pas être maintenue. Car les masses savent très bien que certaines jouissances matérielles ne peuvent pas être départies d'une manière tout à fait égale entre les citoyens, mais elles croient à bon droit que la vérité et la science peuvent être pour tous un patrimoine commun, comme la lumière du soleil.

L'État populaire du travail adoptera donc, dan» tous les domaines de son activité, la conception positive des choses ; mais il faudra qu'il se garde, même lorsqu'il sera en pleine possession de la puissance, d'employer directement ou indirectement la force contre les fidèles des religions révélées. Sans doute, lorsque le Christianisme eut remporté la victoire dans l'empire romain, sous Constantin (3ii après J.-C), il employa les moyens les plus violents pour se maintenir et pour se développer, et rÉglise se comporta ainsi pendant tout le Moyen- Age, et jusqu'à ce que peu à peu, surtout depuis le xviiie siècle, l'État- lui eut ôté des mains les plus odieux de ses procédés de coercition.

Mais l'État populaire du travail, qui ne veut pas imposer à ses citoyens une nouvelle dogmatique, ne doit pas imiter cet exemple. Jamais ses l'eprésentants ne devront oublier que, si les dogmes des religions sont de peu de prix pour les partisans de la science, ils portent en eux, pour ceux qui y croient, l'éternité. Au reste, quand la protection spéciale que l'État accorde aujourd hui aux religions révélées leur aura vraiment été retirée, elles passeront peu à peu à l'arrière-plan, cédant la place à la science.

Poar emprunter une comparaison au domaine de la physique, il en sera d'elles comme il en est de ces fluides qu'aucune force ne peut comprimer, mais qui se dispersent aussitôt qu'ils ne sont plus emprisonnés par un récipient protecteur.

Cette attitude de l'État n'est nuUement celle que traduit la formule si souvent répétée dans les écrits et les programmes socialistes, et selon laquelle, dans l'organisation socialiste, la religion doit êlre une aflaire privée des intéressés (*). Gomme, sous le nouveau régime, la propriété privée n'aura qu'une très faible étendue, l'État pourrait, en leur refusant toutes ressources, empêcher les communautés religieuses d'avoir aucune action. Mais l'État socialiste ne doit pas employer dans les questions de conscience de pareils moyens mécaniques de coercition ; il doit au contraire considérer la satisfaction des besoins religieux, indispensable à qui croit aux religions révélées, comme une partie du droit à la vie C). L'État populaire du travail doit donc fournir aux communautés religieuses les biens et services nécessaires pour leur culte ; mais en revanche il a le droit de les organiser et d'exercer sur elles son action.

{*) Voir, par exemple, le programme adopté au congrès tenu par le parti démocrale socialiste d'Allemagne à Erfurt (du 14 au 20 octobre 1891), § 6. Il faut noter toutefois que la revendication selon laquelle la religion doit être déclarée chose privée fait partie des points du programme dont on doit poursuivre la réalisation « tout d'abord », c'est-à-dire sous le régime juridique actuel. Godwin (voir plus haut, p. 294, noie 1) avait déjà soutenu des idées semblables.

(*) Voir plus haut, livre II, ch. vu.

LA RELIGION 3oi

Ajoutons qu'il doit sans aucun scrupule tra< vailler au triomphe de Tesprit scientifique par les nombreux moyens intellectuels qui se trouvent à sa disposition. L'État actuel donne à lenfant du peuple une éducation essentiellement religieuse; adolescent, adulte, il livre entièrement celui qu'il a ainsi façonné à rinfluence de l'Église ; car il ne se souvient plus de son existence que pour lui demander l'impôt, l'impôt de la bourse et l'impôt du sang. Au contraire, l'État populaire du travail fournira à l'individu pendant toute sa vie des moyens de développer sa culture scientifique, esthétique et morale. Par son organisation tout entière, il serji parfaitement adapté à cet objet. Déjà sous le régime des ménages séparés, mais mieux encore après l'établis sèment de la vie en commun (*), l'État populaire du travail satisfera par des conférences scientifiques, par des représentations vraiment artistiques et par des discussions morales sur la base de la science, ces besoins intellectuels des masses qui, aujourd'hui, sont assez, fréquemment dissimulés, par suite de la passivité de l'État, sous l'apparence mensongère d'aspirations religieuses.

Si l'Etat populaire du travail réussit, sans recours à la force, à assurer la suprématie de l'esprit scientifique dans rÉtat et dans la vie, un des plus grands, peut-être le plus grand de tous les problèmes historique, sera résolu. Dans le monde gréco-romain, l'antagonisme de l'Église et de l'État, de la religion et de la vie civile était relativement peu sensible encore. Mais depuis l'apparition du Christia-

(*) Voir plus haut, livre II, ch. vu.

3oa ORGANISATION DE L'ÉTAT SOGIAUSTB

nisme un désaccord profond a pénétré dans la conscience des nations chrétiennes, désaccord qni au Moyen- Age domine toute l'évolution historique, et qui aujourd'hui encore pèse lourdement sur les destins des peuples. Que de progrès auxquels l'État moderne est contraint de renoncer, et que de fois il doit se détourner de la droite ligne de la civilisation et prendre des chemins détournés, pour ne pas provoquer la colère de puissantes communautés religieuses ! C'est uniquement par la victoire de Tesprit scientifique que le double visage de la conscience humaine actuelle reprendra la naturelle simplicité d'un visage d'homme. Et comme Tesprit scientifique n'érige pas de nouveaux dogmes, et n'est que l'expression des tendances spontanées de la nature humaine dans la perception concrète comme dans la pensée abstraite, ce progrès peut être considéré comme définitif.

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