GEROLDS AU. — LES ROCHERS, ETC
Béquilles, — se dresse au fond du tableau, dont il complète l'aspect imposant et bizarre.
On arrive de la sorte à la cascade, qui verse son onde dans un site adorablement romantique. Les mouvements du terrain, les gracieux sentiers qui circulent de toutes parts, permettent de varier le coup d'oeil. Un petit pavillon rustique qui domine la cascade est le meilleur endroit pour contempler le site dans son ensemble poétique De là, on voit le ruisseau venir de loin sous les arbustes inclinés qui lui font un berceau de verdure ; arrivée à sa chute, l'eau tombe d'une hauteur de vingt- quatre pieds sur un lit de roches et de cailloux qui font jaillir son écume. — Les cœurs sensibles, les âmes adonnées à la rêverie, se plaisent à passer de douces heures près de la cascade de Geroldsau.
L'ambition vous est venue en montant au vieux château de Bade ; vous voulez monter plus haut : — et d'abord, derrière la ruine du manoir des anciens margraves, vous gravirez un autre sommet qu'on appelle les Radiers; on passe sur de petits ponts de bois jetés entre d'énormes blocs de granit , et lorsqu'on est parvenu sur la crête de ces rochers, l'horizon s'élargit, et de tous côtés les regards mesurent un immense espace de pays.
Les promeneurs intrépides qui se plaisent à braver la fatigue des hautes ascensions s'empresseront de visiter le grand et le petit Stauffenbercj, où s'élevait jadis le bourg des Hohenstaufen, puissants seigneurs de la contrée. — Le grand Stauffenberg est plus connu sous le titre de Mont-Mercure. Ce nom mythologique lui vient d'un autel romain situé à son sommet et dédié au dieu Mercure, dont l'image est sculptée sur une de ses faces. Sur la base du monument on trouve cette inscription :
ÎN. H. M». DEO. 3IEH.