‹ L'éternelle utopie étude du socialisme à travers les âgesChapitre 34 sur 49 · IX. — Loi matrimoniale · texte numérisé non relu

IX. — Loi matrimoniale

§ i. — Tout citoyen parvenu à Tàge nubile sera marié. Personne ne sera dispensé de cette loi, à moins que la nature ou la sanle n'y mette obstacle. Le célibat ne sera permis qu'après l'âge de quarante ans.

§ 2. — Les solennités du mariage auront lieu dans la première semaine de Tannée. (Comparer le § 10 de la loi V ci -dessus.) Les jeunes i^ons des deux sexes seront réunis en présence du Sénat de la cité ; chaque garçon choisira la fille qui lui plaira et, si elle consent, la prendra pour femme.

(Cette loi soulève de graves controverses. Qu'arrive-til au jeune homme lorsque aucune jeune fille ne consent à devenir sa femme? Qu'adviendra-t-il également aux jeunes filles qui ne plaisent àpersonne, puisque, d'après le § 1®'', tous doivent se marier? « Sera marié », est-il dit.)

§ 3. — Les premières noces seront indissolubles pendant dix ans.

Les § 4 et suivants traitent du divorce et des seconds

mariages.

D'après le § 6, les époux séparés au bout de dix ans ne peuvent l'un et l'autre se remarier qu^aprèsun an écoulé.

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CODE D£ LA MÂTUEŒ 241

Aux termes des § 3 et 4 de la loi Xll, celui qui violera cette loi sera puni comme adultère.

§ 7. — Les personnes séparées ne pourront se remarier à d'autres plus jeunes qu'elles ni plus jeunes que celles qu'elles auraient quilLées.

§ 8. — Les personnes de Tun ou l'autre sexe qui aaront été mariées ne pourront épouser de jeunes personnes qui ne Vont point été.

§ 10. — En cas de divorce, les enfants demeurent avec le père et, lorsque celui-ci contracte une nouvelle union» sa nouvelle femme est légalement considérée comme étant la mère des enfants, et aucune des femmes précédentes ne peut prétendre aux droits ou au nom de mère. (Gela nous mène assurément très loin.)

§ li. — Le père est le chef de la famille aussi long* temps qu'il vît, alors même qu*il a des fils mariés.

§ 13. — (Voici un fameux paragraphe de loi au point de vue juridique.) Quand la nation sera parvenue à un point d'accroissement tel que le nombre des citoyens qui naissent se trouve à peu près égal au nombre de ceux qui cessent de vivre, les cités, etc., demeureront et seront ^ entretenues presque égales.

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