X. — Loi d'éducation
§ 1. — Les mères allaiteront elles-mêmes leurs en> ^ fants. (Ce curieux paragraphe a trouvé Tapprobation de
véritables législateurs, et on le trouve, par exemple, dans le droit civil générai de Prusse, il, 2, § 67.)
Le § 4 établit que Téducation publique commence à cinq ans et se fait en séparant les sexes.
§ 5. — Un groupe de pères et de mères, qui sont relevés par d autres de cinq en cinq jours, ont la tâche
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de B'occupiT de Tédacalioa ei des soins à donner aux enfonts.
Le § 6 énumère les matières de l'instruction pour les enfants de cinq à dix ans ; en générai, les enfants se livrent à des jeax qui développent leur force physique, on éveille en eux Tesprît public et on lesexerce à l'obéissance. La remarque suivante est faite à propos de Tobéissance : on ne leur prescrira rien qu'on ne leur ait fait comprendre comme fondé sur la raison.
§ 8. — A. la (in de leur dixième année, les enfante quittent l'école et sont remis aux mains des arlisaus.
§ 9. — Les maîtres et les maîtresses n*enseigneront pas seulement leur métier, mais encore la morale. Tout spécialement, en ce qui concerne Tidée de Dieu, on dira aux enfants qu'une Divinité est la cause première et bienfaisante de tout, mais Ton se gardera bien de leur donner de cet Être et de ses attributs aucune idée, on leur fera connaître que les sentiments de sociabilité qui sont dans rhuiiune soal les seuls oracles des intentions do la Divinité et que c'est en les observant qu'on parvient à comprendre ce qu'est Dieu.
§ 18. — L'édifice entier de la morale sera le développement de ces principes immuables; Ton se référera constamment à la société humaine, en insistant sur ce fait que le bonbeur de l'individu est inséparable de celui de la communauté; on s'efforcera toujours de provoquer les vertus sociales de rhomiiic.
§ il. — On devra tout spécialement avoir soin d'éloigner des enfants tout ce qui pourrait éveiller en eux ridée de la propriété privée. On devra également empêcher que l'esprit des enfants ne soit imt)u, dès leur bas âge, d'aucune fable, conte, ou fiction ridicule.