‹ L'éternelle utopie étude du socialisme à travers les âgesChapitre 44 sur 49 · K0AN1SAT1().\ UU TUAVAIL · texte numérisé non relu

K0AN1SAT1().\ UU TUAVAIL

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Gabel se propose donc de nous faire connaître le pays. Après la préface, il conduit le lecteur dans les

vilU'S, Ir.s vilUires, lesfermi's, lt;s cli.unps, sur fo iiiîs,

sur les eheuiins de ter, les c.uiaux, les lîeuvi's, elc

(celadure ainsi toute une page). G est, en réalité, un journal de voyage que le jeune lord anglais^ Gansdal,

282 l'éteunelll; utopii:

a rédigé. Le principal personnage n'est donc pas un

marin philos(»plip ronirïio le voyajreur de Morus, mais un lor<l aniilaiïi jiMine, beau, riche, aimable, enclin aux senlimmls amoureux, bref, dépeint de t^^lle façon que la faveur des charmantes lectrice» puisse lui éire

acqni?io.

Nous ne nous oceiii^orons [>as dos aventures romanesques qui arrivent à noire lord dans cet F^ldorado; elles ont, d'ailleurs, bien moins d'importance que les descriptions de c(>t admirable pays.

Lord Garisdal a quitté Londres le 22 décembre 1835 et y revient en juin 1837. Contre paiement de 200 livres sterling (5.000 francs), il obtient la permission de par«courir le pays. Les frais du passeport lui semblent d'abord quelque peu élevés, mais ils sont justifiés, car tout y est compris. C'est, on le voit, comme un ticket de voyage délivré par l'Agence Cook ! Il n'y a plus rien à payer pour les voitures, les frais accepsoîres, les subsistances, et le lord d('[)u>e ce qui lui reste d*arp^ent dans une banque du port de Gamios. On arrive bientôt, après une courte et facile traversée, au pays d*Icarie. Plus de mal de mer, car grâce à une somme importante on avait découvert le remède contre ce mal làclienx. De très loin déjà, nous apercevons dans le port de Tyranna une statue colossale annonçant la fraternité, avec cette inscription: « Le peuple icarîen est frère de tous les antres peuples. » Après avoir diné à une table d'hôte qu'un fonctionnaire de TËtat préside au magnifique Hôtel des Etrangers, on se rend, les unn en équipage attelé de SIX chevaux et glissant sur deux rails, les autres en chemins de fer, à la capilale Ikara.

Le pays est divisé en cent provinces à peu près d'égale étendue, comprenant dix arrondissements chacune. Les

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