CHRISTIANISME £T U0\E2\ AGE
C'est dans le sein de l'Eglise que peuvent naître et se dévelop[>er les conceptions idéales ; en effet, ÏÈiaX n'est qu'une association vivant parfois en paix, mais armée pour la guerre et organisée pour rendre la justice ; il n'est rien de plus. Par suite, lorsque des conceptions idéales sont exposées, elles sont intimement liées k l*Ëglise et à la religion, absolument comme les ouvrages de la littérature arabe dont il a été question plus haut.
Il ne viendra à Fesprit de personne de chercher dans rhistoire da peuple romain, chez lequel la sainteté du
mariage est reconnue plus que n'importe oii, et où la uotion de propriété est plus sévèrement et plus énergiquement exprimée que partout ailleurs, les doctrines chères aux esprits qui aiment à se nourrir d'illusions et d'utopies. Les communistes anciens et modernes n'ont pas seulement cherché la source de pareilles conceptions dans Platon, leur éloquent défenseur, et en Grèce; ils ont fait plus, ils ont mis à coté de Platon le fondateur du christianisme et représente le Fils de Dieu, Rédempteur du monde, comme le plus grand socialiste;* • Ils ont vu dans le christianisme Tépanouis-
* Oq se livre souvent de nos jours à des rapprochements entre le christianisme et le communisme ou le socialisme (voir pl us bas, page 315). Ou s'appuie surtout sur les textes suivants du Nouveau Testament : Saint Mathieu, 5, 17, 20, 3-9, !r)-19; Saint Marc, 7, 20-22; Siint Luc, 12, 22; Actes des apôtres, 4, 32 et s. ; i Col., 3, 11 ; 2« Col., 8, 3; i" Cor., 14; 2* Cor., 8, 9 et d'autres. Sur le communisme des premiers chrétiens, voir Ullmamn et Umbreit, Theolo* gisehe Siudien^ 1845, pages 535 et s., 821 et s. (Iluudes- ^ageo); Allgem^ eoangelMuther. Kirehenzeiiung^ 1891, pages 329, 3j3, 377. Pour se renseigner sur le réle du
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gemenl de leurs doctrines, et dans la commuMoté des
premiers apôtres et de leurs partisans Tapplication de ces théories idéales.
il est nécessaire de s'arrêter un instant à Texamen de ces prétentions et de demander raisonnablement : « Où donc tout cela se Irouve-t-il écrit? Le Christ enseigne-l-il donc la communauté des biens ou détruit-il la sainteté du mariage ? » C'est en vain que Ton chercherait une seule affirmation en ce sens dans les discours de Jésus qui nous ont été transmis. « Je ne suis pas venu pour détruire la loi, mais pour l'accomplir. » Loin de porter atteinte à la propriété et à Tinstitution du mariage, le Christ les a, au contraire, sanctifiés et consolidés.
christianisme dans les questions sociales, voir llENnici (Reisebriefe), Die ehrUtlith-soziale Gemeinde (1877) ; puis Uhlhorn, KatkolicUmus und Protestantiêmus f/egen ûber der sotialen Frage, et principalement les
Verhand/urif/en der ecanyeliseh' sozialen Kongresse (Berlin, Hchlwisch et Seeler) et les Evangelisch- Sociale Zeit/ragen (Leipzig, depuis 1892). La colleclion des prédications modonies sur le socialisme est aussi digne d'attenlion : Weber, Christus ist unser Friede, G^Utingen, 1891. Dans son premier volume, les textes suivants lui ont servi de thème : 1, Timothée, 4, 8; Saint-Luc, 6, 20, 26; Psaumes, 128, 1, 2; Psaumes, 128, 1-6; I, Saint Pierre, 2, 17; 2« Corinth., 5, 17-19; Éphèse, 4, 22-24; Gai., 2, 20; Actes des apôtres, 2, 22, 32; Id., 5,16, 21; Id., 3, 1-10 ; Lamentations, 3, 34-42; Saint Jean,12, 1-8; Phil., 3, 17-20; Saint Luc, 16, 10-13 ; Saint Jean, 15, 2; l'« Cor., 3, 2-23; Saint Jean, 8, 31-36; 1^ aux Cor., 15, 10; Proverb., 22, 2; Saint Mathieu, 6, 19, 34; Saint Luc, 16, 19, 31 ; Mal., 2, iO ; Esaïe, 48, 17, 22; Saint Luc, 17, 20, 21 ; Id.» 12, 33-48 ; J, Saint Pierre, 4, 10.