‹ L'Éther: Considéré comme agent d'anesthésie généraleChapitre 11 sur 42 · NORTE · texte numérisé non relu

NORTE

1812-1814. — Thénard qui avait un violent mal de dent et, après cautérisation de la dent malade, avec quelques gouttes d'acide muriatique, souffrait considérablement, eut l’idée de respirer des vapeurs d’éther ; ce procédé lui réussit au bout de deux ou trois minutes ; la douleur se calma,

1818. — H. Davy, dans une circonstance semblable, se souvient des effets du protoxyde d'azote. Il y recourt pour calmer son mal de dent et en obtient d'excellents résultats. Alors il n'hésite pas à dire que l’on pourrait probablement employer ce gaz avec avantage dans les opérations chirurgicales. Thénard, puis Vauquelin, dans son amphithéâtre, font — ce dernier, sur lui-même — quelques expériences pour vérifier les propriétés anesthésiques et hilarantes du protoxyde d’azote. Quelque temps après, Faraday signale une grande analogie entre les effets de l’éther et ceux du protoxyde d'azote ; il fait remarquer que l’éther a d’abord une action exhilariante puis, bientôt après, une action stupéfiante.

1821. — Hickman, un anglais, fait savoir, dans Paris, qu'il opère sans douleur en faisant respirer certains gaz aux malades. Mais il ne révèle pas le nom de la substance qu'il emploie (Velpeau) (voir 1828).

Dès lors plus de vingt années vont s'écouler sans qu’il soit question des effets si singuliers -et si merveilleux du protoxyde d'azote.

Pendant cette longue période, il semble que les dentistes eux-mêmes aient perdu le souci « d’opérer sans douleurs ».

Cependant la chimie fait de rapides progrès et nombre de corps sont découverts dont les propriétés anesthésiques, encore ignorées, seront révélées plus tard, étudiées par les physiologistes et mises à profit par les chirurgiens.

Mais il convient de dire qu'Orfila signale déjà les effets anesthésiques des vapeurs d’éther. Toutefois son attention est surtout attirée par l’action anesthésique locale qui ré-

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