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utilise les vapeurs d’éther pour atténuer les douleurs des patients qu'il opère.
1844. — Horace Wells, dentiste de Hartford, essaie sur lui-même l'effet des vapeurs d’éther, puis, ensuite, l'effet du protoxyde d’azote, Ayant constaté qu’en prolongeant suffisamment leur action on obtient l’insensibilité, il n’hésite pas à s’en servir dans sa pratique. Ses tentatives réussissent. Il communique alors sa découverte à la Faculté de Boston, aux docteurs Warren, Hayward, Jakson et Morton. Mais une expérience qu'il tente, devant les élèves de cette Faculté, ayant échoué, la curiosité qu'a fait naître sa découverte fait place à l'indifférence, « et nul ne songe plus à l’encourager », écrit-il tristement à l’Académie des sciences, Il continue cependant à endormir ses malades avec le protoxyde d'azote, mais sans chercher à vulgariser sa méthode qu’on à une première fois méconnue. À Jakson et à Morton, devant qui il l’avait pratiquée sans succès, revient bientôt l'honneur de la répandre. Alors, désespéré de voir aller à d’autres la gloire à laquelle il croyait avoir droit, Wells cherche dans la mort l’oubli de ses déboires. Comme Sénèque, il s'ouvre les veines dans un bain... et meurt en respirant de l’éther.…… De lui date la découverte de l’anesthésie générale. De lui, aussi, date l'emploi si répandu du protoxyde d’azote dans la chirurgie dentaire (voir 1864).
1846. — Octobre, date mémorable entre toutes. Morton, dentiste à Boston, à l'instigation de Jakson, chimiste dans la même ville, emploie les vapeurs d’éther pour rendre ses clients insensibles à la douleur ; il obtient d'excellents résultats dont il fait part à Warren, chirurgien de l'hôpital de Massachussetts ; celui-ci, comme Morton, en obtient les meilleurs effets dans les opérations qu'il pratique (voir, au chapitre suivant, l'historique de l’éthérisation).
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1846. — 19 décembre. — La pratique de l’éthérisation est introduite en Angleterre. La première opération, une amputation de jambe, est pratiquée à Londres, à l’hôpital d'University-Collège, par Liston, sans que le patient éprouve la moindre douleur.
1846. — 15 décembre. — A Paris, Jobert, de Lamballe, fait le premier essai, mais infructueux, de l’anesthésie éthérique. Le 23 décembre suivant, Malgaigne expérimente également les effets de l’éther et obtient quatre succès sur cinq cas. |
1847. — 8 mars. — Flourens, qui a déjà expérimenté l’action anesthésique des divers éthers sur les animaux, communique à l'Académie des sciences les excellents résultats qu'il a obtenus également sur les animaux, de l’usage du chloroforme (découvert en 1831 par Soubeiran et étudié plus tard par Liebig et Dumas). Au mois de juillet suivant Fürnell essaie sur lui-même l’action de ce corps, et, la même année, le 10 novembre, Simpson, d'Edimbourg, l’emploie comme moyen anesthésique à la place de l’éther sulfurique. Il propose même qu'il soit adopté de préférence à l’éther parce que, selon lui, il est plus énergique, produit plus promptement Fanesthésie avec une moindre quantité de liquide, sans qu’il soit nécessaire de recourir à aucun appareil spécial, parce que son odeur et sa saveur sont plus agréables, parce qu’il provoque moins d’irritation des bronches et qu'il ne présente aucun danger d’explosion ; enfin, parce qu'il se donne par l’intermédiaire d’une simple compresse, pliée en cornet, dans laquelle on en répand quelques grammes. Nous n'insisterons pas moméntanément sur les propriétés de ce puissant anesthésique parce que son histoire est intimement liée à celle de l’éther et que nous aurons bientôt l’occasion de mettre en parallèle les actions physiologiques de ces deux substances.
1848. — ÉrnEr. — Anestnésie locale. — Simpson im-
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merge dans l’éther les parties qu’il veut anesthésier, L’anesthésie survient par suite de la réfrigération produite par lévaporation de l’éther. Nunneley et J. Roux emploient le même procédé. L. H. Hardy favorise l’évaporation de l’éther, c’est-à-dire la réfrigération, en le projetant sous forme de douches (voir 1854).
1848-1849. — CHLORURE D ÉTHYLÈNE (huile des Hollandais). — Simpson, Snow et Nunneley l’emploient comme anesthésique et en recommandent l'usage.
1849 (Dastre) 1847 (Hayem). — BROMURE D'ÉTHYLE. — Nunneley, de Leeds, étudie son action sur les chats, puis lPemploie souvent sur l’homme.
1851. — Môme corps. — M. Edouard Robin étudie son action sur les oiseaux.
1853. — CHLORURE D'ÉTHYLIDÈNE. — Snow emploie ce corps pour des opérations de petite chirurgie (voir 1868).
1852. — On essaye l’inhalation des produits de la combustion du Zycoperdan proteus, vesse de loup (Richardson, Gazette des hôpitaux, 1853), dont l’action anesthésique ne serait due qu'à un commencement d’asphyxie.
1853. — ANESTHÉSIE MIXTE. — Mélange d'éther et de chloroforme. — Ce procédé, proposé par Cellarier, a été appliqué à l’homme par Robert(Gazette des hôpitaux, 1853). Un cas de mort subite, survenu en Amérique, en a fait cesser l'emploi.
1854. — EruEer. — Anesthésie locale. — M. Richet met en application le procédé du soufflet, imaginé par Orfila, pour favoriser la volatilisation de l’éther. Richardson (le pulvérisateur).
1856. — AMYLÈNE. — Snow emploie l'amylène, étudié par Balard, en 1844, en inhalation dans les opérations chirurgicales. Puis, après lui, Rigaud, Giraldès, Luton, Robert Billroth, ete., l'utilisent dans le même but. Son action se
caractérise par la rapidité avec laquelle se produit et cesse MERCICR 4
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l’anesthésie. Ce corps est abandonné aujourd’hui à cause des dangers qu'il fait courir aux malades (sur 110 opéra- . tions il y a eu 2 cas de mort). L’hydrate d’amylène est employé à l’intérieur, depuis 1887, dans la médication hypnotique. ;
1857. — MÉLANGE RÉFRIGÉRANT. — Anesthésie locale. — J. Arnott, de 1857 à 1867, emploie et vulgarise les mélanges réfrigérants, composés le plus souvent de glace concassée et de sel marin, en parties égales, enfermés dans un sac de tarlatane.
1864. — PROTOXYDE D’AZOTE. — Hermann démontre que
ce gaz n’est pas utilisé par le sang, qu'il circule dans l’économie sans se décomposer, qu'il est impropre à l’hématose, ce qui le rend inutilisable dans les grandes opérations, car en provoquant la rétention de l’acide carbonique dans le sang, il ne tarderait pas à amener l’asphyxie (voir 1873). - 1868. — CHLORURE D’ÉTHYLIDÈNE. — Sauer s’en sert pour l'extraction des dents, Langenbeck en fait également usage en Allemagne et lui constate une grande rapidité d'action (voir 1885).
1868. — PROTOXYDE D’AZOTE ET ÉTHER. — Anesthésie mixte. — Pour éviter la période d’excitation qui accompapagne l'éthérisation ou la chloroformisation, Clover sidère d'abord le malade avec le protoxyde d’azote, puis il maintient l’anesthésie en donnant ensuite de l’éther. Péan, à Paris, Thompson, à Londres, essaient cette méthode, mais ne l’adoptent pas. Le mélange de vapeurs d’éther et de protoxyde d'azote est détonnant, ainsi que l'a démontré Paul Bert, mais il est à remarquer que dansle procédé de Clover, ce mélange n'existe guère, et que, si ce procédé n’a pas été adopté, cela tient uniquement à ce qu’il ne supprime aucun des inconvénients de l’éthérisation.
1869. — MORPHINE ET CHLOROFORME. — Anesthésie mixte- — PROCÉDÉ DE CL. BERNARD. — Dans le but de suppri