‹ L'Éther: Considéré comme agent d'anesthésie généraleChapitre 21 sur 42 · REA LE · texte numérisé non relu

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médecine, nous avons laissé de côté les autres communications relatives à l’éther, non pas que nous les négligions, car, au contraire, il nous faudra bientôt y revenir, mais parce qu'il nous à paru du plus haut intérêt d'isoler complètement, pour les reproduire, ces pages qui consacrent à jamais la gloire de la physiologie française. D’autres viendront, des savants illustres, qui apporteront la contribution puissante de leur génie, mais il convient d'attribuer la première place à leurs glorieux précurseurs. Flourens avec la concision de son style digne de Tacite, avec sa précision toute mathématique, Longet avec la netteté et la finesse qu'il apporte dans le détail de ses observations jettent les bases de l'explication théorique de l’anesthésie générale. On ajoutera à leur doctrine, on n'en modifiera rien.

Après la communication de Flourens que nous venons de rapporter, il convient de signaler celle que fit Serres à la même séance de l’Académie des sciences. Il avait expérimenté l’action directe, locale de l’éther sur le tissu nerveux, et, pour réaliser son expérience, il avait mis à nu les nerfs de la cuisse de plusieurs lapins, il arrosait ensuite ces nerfs avec de l’éther ; l’insensibilité s’y manifestait, ainsi qu'il le constata. Mais, l'explication de ce phénomène lui paraissant difficile, d'autant qu'il n’avait pu obtenir, avec son procédé, l’anesthésie générale, il émit diverses hypothèses. L'éther, dans ce cas, agit-il en produisant une sédation analogue à celle de l’opium et de ses diverses préparations ? Ou bien le tissu nerveux est-il altéré dans sa structure intime ? Pour Serres, si l’action de l’éther est purement sédative, l’effet devra cesser après un certain laps de temps et l’action nerveuse reparaîtra ; si, au contraire, il y a altération du tissu nerveux, l'effet devra être plus durable ou même définitif. Et c’est à cette dernière hypothèse que Serres se

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