PARU ET
Quant à l'alcool, il produit l'ivresse de l'animal, mais il ne donne rien de semblable au phénomène de l’éthérisation.
Dans une note annexée à cette communication, Flourens remarque que le sang des animaux soumis à l’éther sulfurique brunit beaucoup, qu'avec l’éther chlorhydrique il reste beaucoup plus rouge, mais il fait observer que dans ce cas l'expérience dure bien moins de temps. Avec l'éther nitrique le sang devient tout à fait noir, brun-chocolat : il en est de même des chairs.
M. Laugier, dans une note adressée à l'Académie, communique les résultats des nouvelles expériences d’anesthésie par l’éther auxquelles il s’est livré. Il a opéré plusieurs malades et conclut que la « régularité parfaite des moignons peut être obtenue, malgré le relâchement musculaire, qui, du reste, n’est pas constant » : ce fait rend illusoire les appréhensions de M. Lallemand qui redoutait, dans la séance du 1er février, l'irrégularité des moignons par suite du relàchement musculaire. M. Laugier conclut encore qu'aucune hémorrhagie ne s’est produite chez ses malades, et qu’aucune tendance à ce genre d’accident ne s’est manifestée ni pendant ni depuis l'opération (il fait allusion à la fluidité du sang causée par l’éther et signalée par Magendie comme l'une des raisons pour lesquelles il fallait repousser la pratique de l’anesthésie) ; enfin, que la coloration noire du sang artériel ne s’est pas présentée chez ses opérés, contrairement à ce qu'ont observé Amussat, Blandin et Longet (auxquels il faut joindre Flourens) dans leurs expériences sur les animaux qu'ils ont sacrifiés en continuant l’inhalation de l’éther jusqu’à la mort.
Gerdy signale ensuite de nouvelles opérations qu'il à pratiquées après avoir, au préalable, soumis ses malades à l'épreuve de l’inhalation, En même tempsilremarque comme il l’a déjà fait à l'Académie de médecine que certains expérimentateurs ont éprouvé de la fatigue, du tremblement