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tre il peut glisser à l'insu de l'observateur et présenter à l'air libre une partie de son réservoir. D'autre part, l’ais-
selle est située dans le voisinage du masque: le froid,
causé par l’évaporation de l’éther, peut avoir quelque influence sur la température axillaire : la peau, en contact avec les vapeurs d’éther, tend à se mettre en équilibre de température avec ces vapeurs et perd ainsi de sa chaleur. C’est là encore une cause d'erreur. Enfin, disons que lorsqu'on place le thermomètre dans l’aisselle, avant l’anesthésie, le patient, pour Fly maintenir, déploie une certaine énergie musculaire. Or, toute force produite s’accompagne d’une augmentation de chaleur. Lorsqu'on prend, dans ces conditions, la température de l’aisselle, on ne prend donc pas exactement la température de la peau. Pour toutes ces raisons nous pensons qu'il serait intéressant de prendre la température des malades à l'aide d’un enregistreur de température placé dans le rectum avant et pendant le temps que l’éther influence l'organisme — nous ne disons pas pendant la période d'anesthésie. Ce n’est là sans doute qu'une subtilité d'expérience, mais, croyons-nous, les résultats y gagneraient en précision.
Nous devons maintenant rapporter les observations dont il a été question plus haut. Nous les choisissons non seulement parmi celles qui sont, pour ainsi dire, typiques de l'anesthésie éthérique, mais encore parmi celles qui ont plus spécialement trait aux deux communications qui précèdent, les dernières faites sur la question qui nous intéresse.
Ogs. |. — Femme de 48 ans, domestique, opérée le 1egE let 1894 pour une fistule vésico- le
La malade en est à sa quatrième anesthésie par l'éther., Néanmoins elle redoute la narcose : son pouls, faible et inégal, donne 130 pulsations à la minute avant l’anesthésie. Elle est
atteinte d’une insuffisance mitrale caractérisée surtout par des faux pas du cœur.
La narcose est commencée à 10 h. 35 avec l'appareil de.
Wanscher. 200 grammes d’éther sont versés dans le sac.
Quelques quintes de toux. se produisent surtout lorsqu'on secoue le sac.
La résolution musculaire est longue à se produire. Vers la 7e minute les yeux s’entr’ouvrent (le réflexe palpébral est encore à ce moment très prononcé) ; les globes oculaires exécutent quelques lents mouvements transversaux et sont agités, à la limite extrême de ceux-ci, de légers mouvements de nystagmus transversal. Les pupilles sont plus dilatées que normalement; la respiration devient fréquente. Cyanose très légère de la face au bout de 10 minutes.
Le sommeil ne se produit qu’à la 13° minute. La résolution est annoncée par le stertor respiratoire. À ce moment se manifesie de l’épilepsie spinale, mais assez peu marquée. Son maximum s’observe dans la jambe droite. Alors le pouls donne 160 pulsations. La respiration (41 mouvements respiratoires à la minute) est calme et profonde : il y a peu de mucosités, le stertor est peu accentué.
Le sang n’est pas asphyxique. :
Après un quart d'heure d’éthérisation, le pouls, assez bon, donne 136 pulsations. La respiration est fréquente : 56 mouvements respiratoires par minute. La malade dort assez mal. Il existe encore un léger degré d'épilepsie spinale dans les membres inférieurs.
Après une heure d’éthérisation, la respiration, toujours stertoreuse, diminue de fréquence : 46 mouvements respiratoires à la minute. Le pouls donne 128 pulsations dans le même laps de temps. Une assez forte quantité de mucosité s'écoule par les narines.
L'épilepsie spinale persiste jusqu’à la fin de l'opération, moment où l’on cesse l’éthérisation dont la durée a été de 4 h. 10. La quantité d’éther employée est de 150 centim. cubes. Il n’y a pas eu de vomissements. La malade se réveille rapidement en > minutes.
Dans la journée qui a suivi l’anesthésie, la malade a rejeté des mucosités en petite quantité, mais elle n’a pas vomi. L'analyse des urines n’a pas été faite, une sonde à demeure reposant dans de l’eau boriquée l'ayant empêché.
O8s. II. — Femme de 25 ans, infirmière, opérée le 20 juillet 189% pour une fistule recto-vaginale.
Malade agitée, nerveuse, redoute l’anesthésie. Le pouls fréquent donne 122 pulsations à la minute.
On verse 150 centim. cubes d’éther dans l'inhalateur de Wanscher et on commence l'anesthésie à 10 h. 4/4. La période d’excitation est très courte : 4 minute 1/2 à peine.
Au bout de 3 minutes apparaît un léger nystagmus horizontal aux limites extrêmes des mouvements transversaux des yeux. Presque immédiatement apparaît l’épilepsie spinale, surtout marquée à gauche.
Le visage se cyanose rapidement et assez fortement. Le ster-. tor apparait à la 6° minute et annonce le début de la résolution musculaire. À ce moment la respiration est fréquente et superficielle : 46 mouvements respiratoires. Pouls fréquent, précipité : 148 pulsations.
Les réflexes des membres supérieurs ne sont pas exagérés,
La respiration demeure fréquente et superficielle. Toutefois il n’y a que peu d’écume dans la bouche. Il faut recourir à la pince à langue.
L’épilepsie spinale est très nette à gauche, moins marquée à droite ; il en sera ainsi pendant toute la durée de l’anesthésie.
Après trois quarts d'heure d’éthérisation, le pouls donne 136 pulsations et la respiration 44 mouvements respiratoires à la minute. La respiration est toujours très superficielle.
À 11 h. 40 on cesse l’éthérisation qui a duré 55 minutes, La malade se réveille rapidement, en 5 minutes. La quantité d’éther employée a été de 120 centim. cubes.
Les urines examinées 24 heures après l’anesthésie contiennent un très léger nuage d'albumine et une petite proportion d’urobiline. Réexaminées le 24 juillet, elles ne contiennent plus d’albumine. Encore un peu d’urobiline.
Oss. III. — Femme âgée de 28 ans, hystérique, opérée, le 4 août 1894, pour un kyste de l'ovaire. Pas d’albumine ni de sucre dans les urines avant l'opération.
Dès le début de l’éthérisation la malade a quelques quintes de toux. La période d’agitation est très marquée, mais elle ne dure qu’une minute. On compte 450 pulsations et 60 respirations par minute. ,
L'anesthésie est complète au bout de 8 minutes. À ce moment en recherchant l’épilepsie spinale on provoque de très légères trépidations du pied. Pas de nystagmus.
Au début de l'opération le pouls ne donne plus que 400 pulsations à la minute, et 90 seulement à la fin. Il reste régulier et fort. La respiration régulière et bruyante est aussi moins rapide qu'au début : 42 ou #4 respirations à la minute. Elle est accompagnée de forts râles bronchiques et trachéaux. La salivation, nulle au début, se produit après trois quarts d'heure et devient très abondante vers la fin de l’opération. La face est d’abord légèrement congestionnée, avec un peu de sueur aux tempes, mais la congestion augmente et la sudation devient très abondante également vers la fin de l'opération.
Les pupilles sont contractées. Il n'y a pas de nystagmus.
L’épilepsie spinale, qui était très légère au début, s’accentue aussi vers la fin.
Il ne s’est pas produit de vomissements pendant l'éthérisation qui a duré 4 h. 15. 135 centimètres cubes d’éther ont été employés.
La malade se réveille au bout de 20 minutes. Elle est alors tellement agitée qu’on lui fait une piqûre de morphine. Elle a quelques hoquets mais ne vomit pas. L'agitation dure près d’une heure.
Les urines examinées chaque jour contiennent de l’albumine jusqu’au 11 août.
O8s. IV. — Femme de 25 ans, subit un curettage le 8 août 1894. Agitation très vive pendant les deux premières minutes de l’éthérisation. L’anesthésie est obtenue au bout de 6 minutes. Nystagmus latéral -avant l’anesthésie complète, mais pas d’épilepsie spinale.
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Pendant l'opération la face est congestionnée et couverte de sueur. Les pupilles sont légèrement rétrécies. Les râles trachéaux et la salivation sont abondants, toutefois la respiration est assez facile. Après deux minutes d’anesthésie complète, la malade s’éveille : elle ouvre les yeux puis contracte fortement ses paupières; cependant le réflexe conjonctival est aboli et presque aussitôt la résolution musculaire redevient complète, comme la perte de la sensibilité. Il est à noter que la malade n'a pas cessé un seul instant de respirer les vapeurs d’éther. Dès Lors l’anesthésie se maintient complète. Le pouls régulier, assez fort, donne 105 pulsations, la respiration, quelque peu irrégulière, 44 mouvements respiratoires à la minute. On peut provoquer de légères trémulations d'épilepsie spinale mais on = n’observe plus le nystagmus. Hp 4e) : La durée totale de l’éthérisation a été de 19 minutes. 68 centimètres cubes d’éther ont été employés. ï La malade s’est éveillée au bout de quelques minutes. Dans la journée elle a vomi à plusieurs reprises, avec effort, des mucosités blanchâtres. Agitation et douleurs de tête la nuit suivante. .
Dans les urines, légère quantité d'albumine jusqu’au 12 août.
O8s. V. — Femme de 33 ans, opérée le {°° septembre 1894, pour une récidive vaginale d'un carcinome utérin. 200 centimètres cubes d’éther sont versés dans le masque de Wanscher. | La malade, nerveuse, se prête difficilement à l’anesthésie ; les vapeurs d’éther lui répugnent, elle crie et s’agite. Alors on lui applique immédiatement et hermétiquement le masque sur la face. Elle fait quelques inspirations profondes ; la face * Pal se cyanose et l’anesthésie complète se produit en 2 minutes La (41 h. moins 42 à 11 h. moins 10).
Le sommeil arrive en même temps que le stertor. L'épilep- -sie spinale apparait aux membres inférieurs. Les réflexes rotuliens sont normaux. La dilatation des pupilles est assez mar- - quée ; il n’y a pas de nystagmus.
. On laisse la malade respirer quelques bouffées d’air pur ; les