‹ L'ÉthéromanieChapitre 15 sur 26 · Annales médico-psychologiques, 1893, II, p · texte numérisé non relu

Annales médico-psychologiques, 1893, II, p

S. Levison 2

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instables ; ici encore l’agitation res caractère € parcellaire, élémentaire et discontinu ». Accompagné de ce psychisme, on trouve un malaise viscéral avec sensation d'angoisse et d’irritation. Le malade est sujet à deux agitations diverses : l’une impulsive et l’autre anxieuse, qui traduisent l’excitation motrice pure ou l’impulsivité et l’anxiété ou l’état maniaque. L'état continu d’énervement peut produire un état d’aboulie qui n’est pas inconnu dans les intoxications. Nous avons déjà remarqué l'obtusion du sens moral. Je dois dire qu’on a trouvé l’affaiblissement intellectuel dans quelques cas et, comme nous l’avons vu, d’ailleurs, il n'est pas constant. Chez un malade dans le service de Clérambault, cet auteur a noté une diminution psychique globale par exacerbation des phénomènes d’automatisme mental et par conséquent suppression des fonctions les plus élevées, les plus délicates.

Nous abordons maintenant la question des troubles aigus dans l’éthérisme chronique. Dans le domaine somatique, nous trouvons des spasmes laryngés et des étouffements, des suffocations qui résultent de la constriction de la gorge. La sensation de sécheresse de la gorge, selon Longet, est indépendante de tout autre malaise (1).

L'éther peut causer un véritable delirium tremens comparable au delirium tremens alcoolique. Parmi les auteurs, Grasset seul nie l'existence de ce syndrome (2).

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