‹ L'ÉthéromanieChapitre 22 sur 26 · RACE · texte numérisé non relu

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sont-ils aussi particulièrement réfractaires à l'intoxication éthérique.

Le début de l'ivresse est seul euphorique ; plus profonde, elle reste « sthénique », mais devient fébrile et même hostile. La stimulation musculaire s’accompagne d’une dysesthésie musculaire : elle n’est pas complète, mais partielle, dans le sens qu’elle tend moins à l’action qu'au mouvement ; le mouvement est plutôt nécessaire que facile, et n’entraîne pas de satisfaction. Cette dysesthésie musculaire fondamentale joue certainement un rôle dans la pathogénie de l'énervement (x).

L'état musculaire s'accompagne d’une dysesthésie viscérale très prononcée dans l’éthérisme chronique. Les obsessions et impulsions sont agressives. Une malade de Garnier,àgée de 52 ans, perdit le sommeil, fut prise de soubresauts avec agitation musculaire continue, d’impulsions à briser et à brüler, enfin d'idées mélancoliques et de propensions au suicide. « Les nerfs me travaillaient et je faisais des bonds dans mon lit, en me retournant comme un poisson. Dans le jour, j'étais tout le temps excitée à marcher, la nuit aussi, je me levais pour tourner en magchant. J'avais des envies de mettre le feu et de jeter les objets dans le feu. Je me suis abstenue d’allumer du feu dans ma cheminée pendant longtemps, pour cette raison. Je me disputais avec tout le monde. J’ai battu

mon fils aîné. j'ai voulu l’étrangler ; j'étais comme

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