‹ L'ÉthéromanieChapitre 23 sur 26 · ANT · texte numérisé non relu

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une lionne. Je ne pouvais pas m'en empêcher. Je voulais le mettre à la porte de chez lui. Ce sont pourtant de si bons enfants, qui ont fait ce qu’ils pouvaient pour moi. Je les ai bien mal récompensés. »

Un état de manie durable a pu succéder à une seule séance d’inhalation éthérique, chez un garçon de quinze ans et chez une femme de trente-deux ans. Un accès maniaque très violent s’est déclaré aussi chez le malade de Christian, à la suite des derniers excès d'éther (1). Les étapes dans l’évolution de cette manie sont : obsession, énervement, anxiété ou délirium, agitation et impulsion.

Au début de l'ivresse éthérique se développe un véritable état de manie intellectuelle. Maupassant observait en lui une acuité prodigieuse de raisonnement, « une logique nouvelle, étrange, irréfutable, une lutte d'idées et une joie d’esprit, une ivresse venue de ce décuplement des facultés mentales ». Un malade de Frerichs et Ewald voyait le monde sous « des aspects synthétiques » et se croyait dans l’éternité. Il éprouva, dès le début, un véritable accès maniaque, avec idéorrhée, attention pénétrante, jugements rapides el logorrhée. Très souvent cette manie intellectuelle se traduit par une graphorée. Un malade de Garnier, sous l'inspiration des esprits, non seulement écrivait, mais il traçait de bizarres ZiSZASS ou des dessins d’un grand mérite. Dernier élément

curieux, l'estimation du temps, au cours de l'ivresse

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