‹ L'ÉthéromanieChapitre 6 sur 26 · Kerr, Narcomania, p. 128 (en réalité il est impossible de · texte numérisé non relu

Kerr, Narcomania, p. 128 (en réalité il est impossible de

fixer exactement l’origine de cet abus).

2, Lewin, Les Paradis artificiels, p. 236.

LUE pra

reprises et coup sur coup. » Pour affaiblir l’impression de brûlure qui obligatoirement suit l’absorption de l’éther, mais aussi pour diminuer dans la mesure du possible la perte d’éther due aux phénomènes d’éructation, les amateurs buvaient après de l’eau. Beaucoup en prenaient 150-600 grammes en plusieurs fois. Comme nous verrons il est des malades qui peuvent même consommer de 1 à 2 litres par jour (1}.

D’Angleterre, l'éthéromanie gagna la France, l’Allemagne (2), mais le nombre de ses victimes n'est jamais devenu très élevé dans ces pays parce que la morphine apparut bientôt, qui offre sur l’éther différents avantages. En particulier la morphinomanie se dissimule plus facilement. Mais malheureusement il existe encore des gens qui font usage d’éther pour leur plaisir, soit en inhalations, soit en le buvant à doses progressivement croissantes. Les raisons qui conduisent à cette pratique sont variées. Quelquesunes d’entre elles sont l’imitation, les effets agréables, l'apaisement de souffrances physiques ou morales. Dans une observation de Gordon (3), une femme dont le père était alcoolique et la mère une « originale nerveuse », avait pris de l’éther à l’âge de 22 ans dans un but médical, pendant quatre mois à doses

progressives. Puis elle avait cessé d’en prendre pour

1. Actuellement à la suite des mesures gouvernementales, le nombre des buveurs de l’éther en Irlande est très restreint.

2. On a signalé ces cas d'éthéromanie en Russie, Amérique du Sud et en Australie.

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