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malade vivant, montre la présence du streptocoque dans l’exsudat.
La muqueuse, enlevée presque immédiatement après la mort, se montre remplie, infiltrée d’un streptocoque, qui, cultivé et inoculé, est reconnu identique au streptocoque pyogène. Enfin, le sang du cœur de la circulation générale était aussi envahi par ce même streptocoque que nous avons ainsi suivi pas à pas depuis le premier jour de l’infection jusqu’à la mort du malade.
Il s’agit donc là, sans conteste, d’une infection streptococcique de la muqueuse du pharynx d’abord locale, puis rapidement généralisée, tuant par septicémie.
On peut dire que, dans ce cas, il s’agit d’un érysipèle du pharynx ; mais en quoi ce cas diffère-t-1l des autres angines rouges que nous avons étudiées ? Par ce fait que l'infection a été localement plus étendue, plus rapide et qu’enfin elle s'est géneralisée, dans cette angine grave, comme dans les angines rouges bénignes, le parasite à été le même, le streptocoque ; de même il s’est cultivé dans la muqueuse. On peut donc concevoir l’origine érysipélateuse comme une modalité clinique plus grave de l'infection streptococcique du pharynx.