‹ L'Étoile de Séville;Chapitre 12 sur 85 · V. — Scarron · texte numérisé non relu

V. — Scarron

Scarron se mit ausFi à adapter des comédies es[)agnoles sur ies traces de Corneille et de d'Ouville, mais il se complut ilans le g^nre picaresque, tel qu'on le trouve dans les intermèdes boulions, dans la Celestina et dans les romans comme Lazarille de Tonnes (que Lope de Vega mit à la scène) et Guz7nan d'Alfarache. Dans Jodelet ou le Maître Valet (1635) imité de Oii il y a injure, il n'y a pas jalousie de F"rancisco de Rojas, Scarron transpose et amplifie le rôle du gracioso Sancho qu'il confie au farceur Jodelet. Il y parodie les stances tragiques :

Soyez nettes, mes dents, l'honneur vous le commande... Perdre les dents est tout le mal que j'appréhende...

LOPE DE VEGA EN FRANCE (xfl. CORNEILLE) 65

Quand je me mets à discourir Que le corps enfin doit pourrir.

Le corps humain où la prudence Et l'honneur font leur résidence, Je m'afflige jusqu'au mourir.

Quoi I cinq doigts mis sur une face Doivent-ils être un affront tel Qu'il faille pour cela qu'on fasse Appeler un homme en duel ?

Il ajoute :

Un barbier y met bien la main,

■et autres considérations burlesques.

Scarroa continue à produire, d'après les originaux espagnols : Joddet souffleté (1646), l'Héritier ridicule (1639), Don Japket d'Arménie (1652), puis L'Ecolier de Salamanque, imité de Rojas, comme les Illustres Ennemis de Thomas Corneille, les Généreux Ennemis de Rotrou, et, plus tard, l'Eugénie de Beaumarchais.

Citons, parmi les autres adaptateurs, Lambert avec les Sœurs jalouses (1658).

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