‹ L'Étoile de Séville;Chapitre 34 sur 85 · HOSTILITES ESPAGNOLES · texte numérisé non relu

HOSTILITES ESPAGNOLES

Tandis que toute la presse française faisait un accueil empressé à l'œuvre de Lope de Vega, il se produisait un certain mouvement d'hostilité dans une partie de la presse espagnole, qui semblait vouloir contrarier un effort cependant tout à l'honneur et au profit de l'Espagne. Voici, à titre de curiosité, la traduction d'un article caractérisliijue du señor Mariano de Cavia, paru dans El Imparcio de Madrid, sous le titre Le Corneille Espagnol^ et continuant à desservir, à sa façon, suivant les précédents nationaux, la mémoire de Lope de Vega.

« Il y a quelques semaines, et grâce aux très éloquents raisonnements du critique académique M. Faguet, qui paradait avec des coups de grosse caisse très acceptables pour notre orgueil nalioual, nous eûmes l'occasion d'exalter l'espagnol Corneille, admirable interprète en langue française de Guillen de Castro et de Don Juan Ruiz de Alarcon... Mais combien dure peu la joie en la maison des pauvres ! Les choses se retournèrent et maintenant, comme dit Agrajes, le petit pain au lait sucré s'est changé en désagréable croûton. Tout cela, parce que « le diable s'en chargea » en s'entremettaut entre français et espagnols à propos d'un... hommage — disons ainsi — rendu au grand Lope de Vega.

Dans un de ces théâtres que nos voisins appellent « de verdure « parce qu'ils sont situés entre des arbres, à l'air libre (de si gracieux éléments pour le spectateur semblent bien incompatibles avec la fiction scéniíjuc, le fard, les rides peintes, les oripeaux !) on a représenté une adaptation de L'Etoile de Séville.

M Commémoration triomphale » de son auteur, dit modestement de cette adaptation la petite revue théâtrale à laquelle

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