LES OUVRIERS
Mais en vain !
pÉTERs, à part.
Que j'aurais de plaisir à me mettre en colère Sans mon serment !
TOUS LES OUVRIERS {levant leurs verres.)
A la Finlande buvons A noire prince trinquons!
En bons Suédois, il faut boire A ces succès, à sa fjloire I Pour lui versons et buvons.
A Charles douze notre roi.
A Charles douze, moi je boi.
Dieu qui nous entends, Protège la Suéde; Viens et défends
Nos fdyors cl nos enfants !
One les Russes par Ion aide Soient vaincus fie nouveau
El que la Suède
Soil leur tombeau !
^A Danilowitz qui reste assis.)
Eh bien ! .. et loi ?...
DANILOWITZ, se Icvatit,
Je boi
Au czar, Pierre premier 1
CHOEUR
Sur le chamj), (n vas vite noire avec nous !
DANILOWITZ.
Non, je suis Moscovite !
CHOEUR
C'est un afTionl 1 c'est une tral»ison.
(Le menaçant.)
Dis comme nous à Tinslanl !... ou sinon...
DANILOWITZ.
Nron I cent fois non... non... non...
PÉTERS, se jetant entre Danilowitz et ceux qui le menacent.
II a raison {
ENSEMBLE
DANILOWITZ et PÉTERS. CHOEUR dtS OUVRIERS.
Avance ! avance I Venffeance ! veng^eauce 1
De ton insolence Que leur insolence
Oains la récompense Ail sa recompense.
Oui, crains mon courroux ! Vous deux conhc tous 1
Venez ! peu m'importe I El quoi de la sorte
Et votre culiorle Cijacun d'eux s'emporte !
Eût-elle plus forte, L'audace csllrop forle
Je vous brave tous î Trembhz devant nous!
(Au moment cii ils vont se précipiter les uns sur les autres, on entend sonner la cloche du port qui annonce la reprise des travaux ; tous s'arrêtent).
ENSEMBLE
C'est la cloche du chantier, I^a clochf qui rappelle au travail l'ouvrier ! Plus de combats !,.. quelque soit leur jiays
Tons les bons ouvriers... au (ravail sont unis ! Rcuirons !.., rcnirons, mes bons amis!
{Tous sortent par la porte d droite ou par le fond.)