LIVRE II
Arthur contemple enfin ^ au gré de «es désirs, Pépouse de Philîppe-Aiiguste. Sa taille est imposante et nobl^e ; son port est plein de dignité. Cest bien elle ! oui , la voilà telle que les récits du temps la lui avaient représentée. Ses traits réguliers ont quelque chose dVngélique jqui en. rehausse encore les charmes ; Texpression de Tinquiétude et de la douleur trouble seule Fharmonie gi*a-^ ' cieuse de sa physionomie ; Arthur est debout^ immobile ; une des plus grandes infortunes de la terre est devant ses yeux ; en son
trouble il respire à peine ; quand soudain
Agnès Paperçoit ; elle baisse à Tinstant son voile , étend la main , montre du doigt Tau* dacieux étranger, et prescrit quelque. me** sure sévère; mais Ravenstel est déjà loin ^ au premier mouvement de la reine , il.âiêsi; précipitamment .
Il s^est glissé rapidement dans la £qulè} iL
54 L^ETRANGEBE.
;i' disparu parmi lés serviteurs qui environ- Baient la prinGessé. D est hors des cours intérieujpes du fort. Mais les diverses galeries , les passages ignorés qu^il s^e^t vu forcé de traverser ne Font point conduit à la grille €>ù son cheval est attaché^Fissue inconnue par laquelLe il sort de la prison royale donne mr la forêt ; lâ peur d^étre poursuivi lui fait adopter au hasard la première route qu^il rencontre ; Arthur s^énfonce dans les bois.
O nouvelle bisarrerie d'aune ame trop exaltée! Arthur avait pensé que Faspect de la., reine Agnès lui ferait une de ces im« pressions profondes qi^^il cherche , qu^il ât^ tend, qu^Jl appelle...... Il remarque avec surprise et diagrin qu^il aura bientôt oublié la captivé de Karency : Feffet qu^^elle à produit sur lui nV nullement répondu à son attente ; il n^à point ressenti cet enthousiasme sans