‹ L'étrangère (volume 2)Chapitre 28 sur 93 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

bûmes , qui jadjs eût précipité . aux pieds d^ Agnès ^ pour lui jdévouer leur vie , \xn Ogier, un Esplapdian, un de ces héiros des temps passés, qui consacraient Içur exis-tence à la beauté persécutée. Arthur est indigné de lui-même. Ce caractère neuf, que nWt ppiott; /eDeore. .travaillé les usager. sociaux , et qp\ oflFr^nt en jui la piquante prigtfl^té d^une, pâture ^ br^vte et hardie, ep a h» toiiçbes largçs pt^vigwreu^e^ , se reproche de nWoir poipt.été capable du noble élan d^$ ai^çiens pr^px. Arthur se trouve froid et lâohiç, U. maudit $.qp çdHiae et sa sage^^se. Xi^insen^é yeut de$ sensations fortes, de V^r-

gitation , de riyrjs^se , . des secousses et de$ tempêtes. La surface de ses jours lui parait uniforme et décolorée. Son printemps trop doux est trop calme : il lui tarde que le souffle des vents Tagite; la belle saison est la saison des orages . Ah ! qu'il tremble que le

ciel nVxauce ses vœux coupables !.,. Cet être qui se croit si fort, abandonné un jour à, lui-<méme , pourra être roulé par ses passions ^ comme par des flots dévastateurs , au sein des écueils de la vie.

Au milieu de Timmense forêt dont il parcourt les routes sinueuses , il voit s'élever çà et là les restes épars de ces dolmins (i) fameux , où jadis Feubage sacré venait prononcer ses oracles. Quelles ombres et quel silence ! Un carrefour de forme circulaire , entouré de chênes immenses et de fossés profonds, a frappé ses regards; c'est un ancien cromlech (2) , c'est une de ces enceintes renommées où les Celtes de FArmo-

(i y Autels druidiques.

(i)(Voy, Ed. Richer. yo^age à la forêt du, Gâvre, a« Lettre , p. 84)

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