‹ L'étrangère (volume 2)Chapitre 29 sur 93 · LIVRE n · texte numérisé non relu

LIVRE n

rique procédaient ^ rélection de leurs pre- * miers rois. Là , peut-être , avaient été élevés sur le pavois , au milieu des acclamations de toute une armée , les nobles ancêtres d''Ar-* thur ; hélas ! et devant lui y |ur ce même sol , quels objets remplacent les héros , les princes et la garde brillante dont les armures dW et dVcier scintillaient aux feux du soleil?

Quelques bruyères , de la mousse , et le bruit du vent des déserts.

Le comte a ralenti sa course. — « Où sont- » ils , se dit en soupirant le jeune enthou- » siaste , ces nobles fils de la Bretagne , beaux » d^amour , d'^honneur et de gloire , que les n prophétesses de Saine ont vu tomber à

» leurs genoux! La renommée de leurs

» exploits a passé comme le bruit des orages ; )> et leurs ballades passionnées comme les \ » concerts d'un printemps »

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n s^interron^pt ; un objet étrange a fixe ^on attejQtion. A quelques pas de lui est une figure pâle et souffrante , assise sur un vieux tronçon de colonne ; elle est en partie cachée par les ronces cpi Tentourent ; et immobile , la tête appuyée sur une main , elle paraît un reste antique des sculptures de quelque temple. CTest un vieillard à cheveux blancs : son manteau , drapé à la romaine , recouvre une armure rouillée j il a pour bâton une lance; ses vêtemens prouvent sa misère; mais quelque chose de martial révèle en lui Fancien soldat , le brave trahi par le sort.

S^il eût eu un enfant pour guide , Arthur eût cru voir Bélisaire.

Ravens^el sVpproche étonpé,; rinçonnv se lève à sa vue y et sçn salvit respectueux e^t celui d^un hôte des camps. — «Vieillard!

» vous souffrez ? dit Arthur.

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