‹ L'étrangère (volume 2)Chapitre 37 sur 93 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

» apgeliques ! je jure devant ton image vé- » nerée de veiller sur les jours de FEtran- )»gère9 d^étre ici-bas son défendeur, sc^n ii guide , son ami , son frère , tout ce que le » seatiment le plus vif et le plus pur me pres- » criia d^étre pour elle ! Je jure.*»..

»-^Non 9 non , interrompt rÉtrangère , du n son de voijc le plus touchant. Vierge mainte ! » repousse ses vœux ! Je n^accepte pojnt se$ n seoours. Je ne veux nul appui de$ hom- » me$ j moins encore le sien que. tout autre. )»

Sofli visage a changé d^aspect. Son regard doux et. serein qui ^ peu ayant , semblait a^avoir jamais servi d^interprète slvljç- passions humaines y a pris tout-à-coup <^tte expression de délire, qui. décèle unç aiùe brûlante, familiarisée icvec tQutus les emQtions et tous les orages de la vie ; le nuage le^plus sinistre obscurcît ^es traits par degrés.

« — Quels qu^aient p^ji é|;i^ tes destins, pour-

)) suit Arthur , quelle que soit ta volonté , . » je ne te laisserai point en butte à la per- )) fidie des humains, je terrasserai tes en- )) iiemis,

» — Mes ennemis ! » dit TEtrangère ; et plongée en d^horribles souvenirs, tout entière à de noires pensées , elle semble parler au hasard* Chaque moment accroît Tégarement de ses esprits.

c< Mes ennemis l répète-t-elle , tu veux » les connaître et me venger d'eux ; et bien ! » attaquée la nature entière ; tout ce qui com- }) pose -ce globe est ligué contre moi. Je suis » proscrite ; la main de fer des malédictions j) s'est appëstotie sur ma tête; et ma patrie y> m'a rejetée. La fatalité me poursuit; je suis n horsVdes routes hutiiaines. Ici , quand je D parais sous le bocage, les oiseaux cessent » de chanter;, les flciirs que je touche se fléf> trissent ; les pâtres que je rencontre s'en-

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