LIVRE II
» faienl ; le soleil , quand je le regarde , se » couvre ; la tert'e seule me supporte , parce » «piVlle mVpprête une tombe» »
A ce langage extraordinaire , Arthur interdit laisse échapper la main qu^il pressait dans la:, sietme. Un saisissement involontaire aglace:s$s mouvemens; et son haleine ne sort plu$ qu^avec effort de son sein oppressé. L^Étrapgère a vu Peffet terrible qu'haut pr^;duit les mots qu^elle a prononcé^ , e^t qu'un long: silence a :Swis, ejle reyiept à etle-
' .Arthur que sa. couï^se .matinale ^y ait. itccablé de fatigue et dont Tame est bnulejvêraee a le ' front baigné de sueur ; ses traits expirent la: souffirai^ce ; rÉtrangèiîe ,r^ ;rft7 marqup Elle se couine veï?s la foniaine.^ ruhmassesur son verd- ga^on une coupe de foduàe antique^ la pirésénte^u comte; de Ravéttslèi pleine tf une eau fi:aîche et pure}') etMui
86 L^é'pRiiitâàiiE.
adresse ces paroles avec un accent plein de
charmes. '
« — Tu me plains , je te remercie f mon 7> langage a dû te surprendre , l'excès des » maux trouble l^esprît^ JPai refusé tout ce D que tu mè proposais , ne t'en offense point, » j'ai dû le faire. Pour moi , je n\ki lîen à '^ t'ofiBrîr qu^un peu d^eau de cétt^i font|i2ne , 5> c'^st tout ce qu^cî bas je possède. lieis feux D><itijôur t'ont fatigué, prends ! rie ttte reli fuse point. Je puis sans sôrupule et çatts » crime , comme la fille des patriarches^^ <rf»- ;*» frir, àtt voyageur altéré, l'eau d'un*! terre -» sainte ^t bénie, >>
' Elle dit ; sa voix angélique , sa doùœ prière, et son regard devenu calme , ont jetp 'un ii«rnveau désordre dans toutes les pensées îd'Arthttr. Q saisit vivem^ût 1^ ccnq», et s'éme avec pas^on : « ^^ A la plus sédnisàMe » des f^mm^s , mâîk à là pkïs inexplicable !
^ Esprit ceinte pu ^nge déchu! n^ioiporte!
» di^pc^e d^ moi \ ^
E porte ftv^c jbi^^$rpQ?t; 1» poupe à ^^ lèvres , comme i^ttwt boire Pond^ mftgique de Ift foutAÎne de^ «mour». ; et la maîu levée versleseîe^s:: f(t-^Eeoutemp^wiweatIpQur- » suit-il i qu^n ees Ikmx « pour too eheva<* M lier, tu mVoèpte* ou me refuses , Etran-r » gèrc^ à toi pour }a vie.! »
HâiRa ! un gémissemont sourd est purti du fond des bosquets..,»» Uu voile hlsknc fuit sous le feuillage^ J^ soupir le plus douloujneux termine réb^iainge entrevue. C'est une pklute déchirant^ qui seule a servi àftjér-
jpOU^e iau /pHguÇux el^n 4^ la JtçniJrasse : rétrangère avait dii^ru.
^ i^rtbur est j^euV Son enthousiasme se 4îs^ 4j^k l^t r$'fle;^i) accède à rançhanten^eut , .fit Iç salw^ à Teffervesceupe. Quelle est doue
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cette jeune beauté qui tour à tour reiiflammè et le glace , effraie sa raison et fascine ses sens ! Nuée à forme céleste , moitié lumière et moitié ténèbres , n^est-eUe qu'un jeu fantastique dWe imagination délirante? Mais cette coupe quelle lui a remise , et qu'il a portée à ses lèvres ! mais cette voix mélor dieuse dont le son retentit encore à soci * oreille !.... Arthur! mets la main sur ton cœur ! et vois comme il est agité ! il n'est plus de calme pour lui. . : . ;
Il sort lentement du bocage; sa maltîhe est incertaine, et sa rêverie est profonde.
Combien il se trouve changé ! Lui qui, jusqu'à ce jour , n'avait pu Concevoir qu'il fAt possible d'aimer et d'admirer parmi les filles des hommes , la fleur équivoque et douteuse qu'un souffle impur àm'ait frappée , et qui , sous un éclat factice , se fût oflTerte dépouillée de sa parure virginale; il admire > fl aime