LIVRE II
peut-être..... une 'femme artificieuse, une beauté coupable et proscrite.
Afifrêuse image ! idée horrible! Ah ! puisset-il ne plus revoir TEtrangère ! Puisse-tnelle à jamais avoir disparu pour lui comme, un de ces oiseaux sans nom ( 1 ) , mais au plumage merveilleux, que la brise embaumée du matin apporte d^unot Ile lointaine aux bosquets des bords de la iaer^ qui se présente au voyagèûr.sotiSilê ciel'hffûlant de llnde, s^arrête, chante , réblouit..*. s^énvole et Be Tcparait plus. :
Arthur est rentré au castel , où de nombreux ouvriers travaillent à réparer le dé-
sastre à^e la veiUe ; il passe au milieu d^eux j et les prophéties du batelier, avant et après Tincendie , reviennent à son souvenir»
(i) Yoy. Etudes de la Nature , Bernardin de Saint-Pierre. ^hesldddrateUtS'dufiu, poêfiie <(!£ TIv^raasMQQre. ',
90 L^ËTfiAJNOEIE.
Les habitans du manoir, étonnes de Tatr^ tendre en vain , se perdaient ea eonjectures sur la cause de son «])sence : le châtelain est inquiet ; Dlburge esf mécontent ^ I^olette est pensive et triste.
Le comte reparaît enfin. Toutes les craintes se dissipent > et le visage de là belle vierge de Montolin a repris son charme habituel.
' Le père d^Izplette est encore entouré de quelques*«utis des conviés à .la fête. Le plus marquant d^éntre eux est le prieur de Saint- Irénée , qui , suzerain de la contrée voisine » possède d^immenses domaines. Valdebourg est auprès de lui : il n^vait point voulu retourner à sa demeure sans avoir rçvu son nouvel ami. Le comte de Ravenstel vole à lui. Qu^il aurait de choses à lui dire , s il osait lui ouvrir son ame !
Interrogé sur son voyage matinal, Arthur
he$îte et bal]:)utie; il ne 6£^it ni tromper ni feia4re. Izolettp voyant son t|*ouble , s^^mrr presse dis }e di^sipc^r. f< «^^ Le comte de Rar i» yens tel ^dit FaimaUe héritière» ne connatt 9 point encore la contrée j il ge sera p^rdu» ^ de Fautrç côt^ du 1«k>, parn^i le^ bosqij^t^ M^tt vallon» Je conçois le pUisir.qu^l a d^ » trouver à les parcourîtvet je n.o i^a^lP^nç » point de sa loiigue d>senc&» Cfit^ uifitin^f ^ est si pure; îe retour de rottmtFé:^ 4f >) printemps- a tant de ebarm^ ; Jai pjftgç 4) voisine est si b^Jle; et Içs hf^UK^iCçralpat » si vite, lorsqu- au bord des riU$£^au^ li^jif* h pidés et dans le sU#oee dfs Jboî$v on sait » contempler la nature. PoUrmOi 9 6OlH(iW0u tr-efleavec utï sourire eniiiaisiteur ^^si J!*é- » tais sortie oe matin ^ et que je fusse. libre » de mes itdfcions , voufs seri^ encore à m^atr ^ tendre. » . . ,.
Qulzolette, en «ce mônènt;, pairaissnit
belle au jeune Comte ! Que de grâce dan»
cette manière de le défendre , de Fexcuser et de terminer son embarras ! Cétait cepen-
dant envers elle qu'* Arthur était le plus coupable; le lendemain même de son arrivée au castel , lui , futur époux d"*Izolette , au lieu d'être le premier à venir déposer son hom<mage ^es pieds, il s'«tait absenté dès Paurore, et sMf ait oublié loin d'elle. Nul empres^» sèment àla revoir ! Quel oubli! quelle indifférence! et c'est Izolelte qui le justifie î»..^ Ah ! la femme qui se hâte aipsi de pardon**ner, est déjà la femme qui aime.
« ■*-- Où TOs pas vous ont-ils porté 3 » dit
froidement le châtelain. <
' XiC comte de Ravenstel n'avait jamais pro^
féré un mensonge. Sa ^candeur et sa loyaoïué
ne tlui permettaient point les):détoni^ «
w — Je reviens, a-t-il répondu, dé la fon**- » taine de la Madime. i> , ^