LIVRE II. g
. Le front d'^Olburge se rembrunît. « — Vous )> vous êtes approché 9 sans doute, de la maî- » son de rÉtrahgère. Arthur ! auriez-vous » vu cette femme ?.... »
Cette question était faite avec une sorte de solennité , et du ton d'un maître sévère.
Arthur répond sans hésiter :
« — L'Etrangère ! oui , je Pai vue.
. » -T- Ainsi 9 » continue Olburge avec une sombre ironie, à c'est à une fille perdue » dans l'opinion des hommes , c'est à l'objet D du mépris public que vous avez fait à j» votre début dans la vie , et.à votre arrivée 1» sur ces bords, l'honneur de votre première » visite ! »
. Quel aBfront pour Arthur que cette leçon donnée par Olburge devant les nobles assistans î il pâlit et rougit tour à tour; et cepen:dant il se contient. Habitué à respecter le guide de ses premiers ans , il ne fait point
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éclater Sort îndîgftîrtîon j inâîs, malgré lui, ffes lèvres tremblent j et danis le feu de ses
regards, dans son silence, dans son immo^ bilité^ son courroux s'expriitie et s^entend.
îzolette a compris une partie des souffrances d^ Arthur. Elle sent combien , en ce moment , rapostrophe sévère d"*un maître a dû blesser son jeune oi'gïieîl, el comme elle a dû Tirriter. Elle prend la parole à son tour : « — =Cén- » seur formaliste et rigide î » dit-elle g^ïB*^ menl à Olbtgrge, « tjuel grand êfinm que » Jatoîr aperçu, en se prom^nant^ uùe de« » filles du canton!...* Faudra-t^il donc ferw mer 1« yeux toutes les fois qiffls ne ren- » contreront pas précisément une innocence i) baptismale , une vertu pure et sans tache ? )> En ce câé , malheur aux humains qui ap- >) précient lé bienfait de la vue ! qu^ils de- » vront souVétit clore Pœil ! Que de paupières )) à baisser! A quelle nuit nous condamnez-