LIVRE II. g
» vom ! Autant vaudrait-il naître aveugle, i) Pardon de ma remarque , seigneur ; mais » en se conformant à cette règle , serait-il )) bien permis de vous regarder ? »
Cette saillie vive et piquante a déridé les fronts les plus graves. Le prieur lui-même a souri. Oh ! combien aux regards d'Arthur , Izolette s'est embellie î
« — L'Etrangère , dit le priefur de Saint- » Ipénée^ est^ ditM^n , rejetée de son pays et h de sa famille; il faut qu'elle ait cc»nmi$ dé » bien grandes faute* pour avoir attiré sui* » elle un châtiment aussi terrible. Je ne con- )) seîUe à qui que ce soit d'hoAôrer de sa pro- » kection celte misérable proscrite.
>, *-A-Dîgne abbé! répondlxolelte, la jeune )) inconnue du vallon a pu sans doute ^êtr é » coupable, mai* peul-etre elle est repeni tânte^ EUè est humble , simple et modeste , ï) elle fait du bien en seerêt , on la ^ît sou-
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)> vent en prières. Dans sa cabatie retirée sa » conduite est irréprochable. Dieu nV point » dit à ses pasteurs : « Fuyez la brebis éga^ )) rée. » Ses paroles sont au contraire : « Tîa- » menez-la moi au bercail. »
))Et qui vous affirme d^ailleurs que PE- » trangère soit criminelle j elle n^est peut-être » que malheureuse ; et il se pourrait que les » plus condamnables fussent ceux qui la re- » poussent et la calomnient. Quant à moi, quel D qu^ait pu être son sort , eût-elle erré à son )> printemps, j^irais sans scrupule et sans » crainte lui porter jusque dans sa chaumière )> des secours et des consolations , s^ils pou- » valent la rendre au bonheur. Le plus beau » des esprits célestes est Fange des miséri- » cordes. )>
Elle dit ; ce notait plus la brillante syrène aux chants de gloire et d'allégresse, citait la vierge bienfaisante au .langage du senti-