LIVRE III
>) sevelir avec toi. Je hais le bruit , les jeux )) et les fêtes; il ne faut à mon existence n qu^une amie, la paix et Pamour. Dans » notre heureuse solitude , aucun nuage ï> terrestre ne viendra s^interposer entre ta » brillante image et moi ; le monde avec ses i> vaines pompes j ses ^ux plaisirs , ses gaie- » tés factices, u^aura pas un regret d'^Ar- » thur. Les méchans , dont le souffle impur » te poursuit, nWriveront pas jusqu'à nous ; » sortant des marches de Pautel nous leur » livrerons nos deux noms , et leur déro- ^ berons notre vie. Tant que ta voix me M parlera , tant que tes yeux me souriront , » tant que chaque aurore nouvelle pourra )» Réveiller dans mes bras, j'aurai tous les » biens de la terre , et , d'avance , les joies » du ciel. ï>
Il dit ; le feu de ses pensées, leur vivacité, leur éloquence , pouvaient-ils ne pas Tem-
i3o l^ëtrangere.
porter!... La physionomie suppliante d^Ar-^ thur est si belle , si expressive ; il parle avec tant d^énergie ; sa flamme est si pure et si vraie ! TEtrangère est sans force pour le repousser ; elle est sans voix pour lui répondre.
Après un assez long silence , a — Arthur^ » dit-elle enfin lentement , et d^une voix » entrecoupée ; loin de moi la paix et Fa- » mour....! Notre union est impossible: de»
» barrières insurmontables..,.
„ — En peut-il être pour Arthur ! Quel- » que terribles qu'elles s'oflPrent , elles tom- » bçront devant moi. Avec Tamôur que rien )) n'arrête, j'ai la volonté qui peut tout. Avec )) l'audace qui commande , j'ai le courage » quï triomphe.
» — Ravenstel ! si par ma naissance....
)» — Et que m'importe la.nai^mace ! Si tu » naquis sous le chaume , nous habiterons