LIVRE III. l3l
*) .uhe-cabane ; si tu xiaquis sous la pourpre « et désires ic rang suprême, je suis du sang )» des souverains , et pourrais occuper un » trône.
» -^ Un trône ! » répète Alaïs ; et Fhorreur se peint sur ses traits.
a — Ta famille , poursuit Arthur , fut-elle » obscure et sans fortune?...
» — Non , interrompt Alaïs , ce n^est point )» là Fobstacla qui nous sépare ; ma famille » est riche et puissante. Un des plus grands i> rois de la terre est au nombre de mes aïeux. »
Le Comte de Ravenstel saisit le médaillon qui lui retrace celle qu^il aime. — « Ce'pori> trait divin.... )> reprend-il.
L^Etrangère jette un cri perçant ; elle se lève épouvantce,le lui arrache avec violence : « Ce portrait dmn /... sMcrie-t-elle. Ah!
» malheureux Arthur ! qu'as-tu dit ! »
Puis, comme en démence complète:
i32 l^étkangère,
« — Imprudent ! tes mains Font touché!-..* M Sais-*tu ce que ce talisman du crime entreprit » jadis par mon ordre ! sais-tu que lès puis- )) sauces de rabîme Font employé , pour me » servir, à leurs oeuvres d'iniquité ! sais-tu » que son fatal contact peut t'agréger aux » dieux du mal!. .. Fuis! mon image me » ressemble ; elle est maudite comme moi. )>
Ravenstel demeure atterré. Le cruel entretien est suspendu. Hélas ! le cœur qui demandait , il y a peu de temps , comme une faveur signalée , de violentes sensations , il en éprouve maintenant. S'il avait à recommencer , les demanderait-il encore !
Le doux accent de PEtrangère Farrache enfin à sa stupeur. «( — Arthur ! dit-elle , tu )) le vois ; nous ne pouvons être Fun à Fau- » tre. Moi dont Fesprit est aliéné ., dont cha-
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)> que pensée est une douleur , dont chi||p|e )> souvenir est un supplice , t^associer à mes » destins !.... Non, non , jamais; séparons- » nous. Tu pourras facilement me bannir de )> ta mémoire dans le monde brillant où ta » destinée t^appelle. Hélas ! seule., en mon )>. triste exil, puissé-je t'oublier de même ! » . .; .Tout ce qu^il y avait de tendre dans le sens de ses mots et dans Tinfleziun de sa . voix a ^pénétre l<ç <xxmr ,4^ Arthur. Une émotion pleine de charmes- est venue rétirer ses pensées de leur découragement sinistre.
H — Arthur ! continue FïLtrÉ^ngèf e ; du » moins, éloigné de ces lieux, implore le ciel w en faveur de celle que la terre repousse.
)) Sur elle il ne faut point que tu pleures , }> mais. pouç elle il f^ut que tu pries.
» -r- Implorer le ciel ! répond-il , quand .)) c^est le ciel qui nous sépare ! Cruelle ! nç » Tespère point. Loin de toi m^s genoui
>» poun'aient se plier , mes mains se joinâre, » mes lèvres s'agiter ,maiï regard se lever » vers la nue^ ms^jis celui -qui prie se résigne^ » prier me serait impossible: ,
)> ^ Et rhéritièïSê du castel ? )i dit Alaïs d'uïie voix- faible. i L .
(( — Aucttti vœu , nui engagement • ne » m'enchaînent encore à elle ; je né serai )» jamais son époux.
n — Inexomble destinée IrepçendrEîtranj gère av4SC' dieùsM^meni i partout j'ai pottë » constamïliêtnt le ïrotibte et >lâ àivisiofi^ » partout ma présence aura été un fléau. A » peine établie sur ces rives, j'ai déjà désuni )> deto: cœurs , j'ai déjà fait ^eux màlheu*^
» reux. )► i
Epuisée par la souffrance , elle s'appuie langtiissamment contre mn- lambris de la cabane ; sa tête tombe sur son sein : on eût Ait qu'elle tenait d'exhaler «en ^es dernières