LIVRE m
d^autorité suprême, ordontie à ses nobles servans de continuer leur route; et revenant sur ses pas avec Arthur, «lie reprend dW air plus grave.
<( — Arthur ! vous semblez fatigué. Dans » vos regards brillans de joie , il y a quelque n chose de triste, i)
Le comte tressaille , comme si Tinterpellation la plus singulière venait de lui être adressée. « — Moi fatigué! lui répond-il, je » suis tout-à-fait reposé. »
Puis d'un air demi-égaré , il continue à la hâte : « — Moi triste ! et pourquoi le serais* » je !... Tout est riant autour de nous ; vous )) êtes belle , aimable et vraie ; je suis près )| de vous.... je vous aime.... »
Et ce dernier mot , prononcé d'un ton glacial , le réveillant comme en sursaut , il s'arrête et reste interdit.
Izolette, non moins étonnée de cette brus-
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que et froide déclaration v se toumé vers lui, le regarde ; et pour la première fois peutêtre , laisse échapper un long soupir.
<( — Voici la tente du banquet , » dit la vierge de Afontolin.
Sa voix est triste et presque plaintive ; le cœur d^ Arthur en est frappé ; il passe sa main sur ses yeux comme pour en chasser une image importune. « — Izolette ,reprendr » il , je dois vous paraître bizarre; mais ne )) me jugez pas encore. Lance brusquement )» parmi les hommes , j^essaie une existence » nouveUe* Mon regard ne saurait suffire à » tous les objets qu^il embrasse ; un rien me » gêne et m^nquiète; tout m'intéresse et
» tout m'effraie Quittons ce lieu, je n'ai
» pas faim. Vous voir, s'arracher à lui-même, » voilà les seuls besoins d'Arthur. »
Le désordre de ses pensées , son air soilffrant , son trouble extrême , et son accent