‹ L'étrangère (volume 2)Chapitre 53 sur 93 · LIVRE · texte numérisé non relu

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douloureux n'ont rien en lui de natureLDéjà deux fois depuis son arrivée au eastel il a secrètement disparu; quel est donc. l'objet qui Toccupe ? quels secrets renferme son cœur? Ce mystère alarme Izolette.

Sortant d'une longue rêverie : « — Allons, » dit-elle , en dirigeant son coursier vers la )) route de la vallée , allons visiter PEtran- » gère.

)) — L'Etrangère ! répète Arthur avec un » sentiment d'eflfroi ; non, point dH Etrangère » entre nous !

» — Entre nous! reprit Izolette à son tour; )> vous devenez de plus en plus incompré- » hensiblë. Quelles singulières paroles ! que » peuvent-eDes signifier ?

» — Rien , dit brusquement Ravenstel : je » suis seulement fatigué d'entendre répéter » sans cesse à mon oreille ce nom de VEtran- » gère. Qui peut-elle être ? d'où vient-elle ?

)44 «L^étRANÛÈAE.

» à quelles fins visiter sa demeure ? qu^avons- » nous à y faire ? pourquoi voulez-vous m^ » conduire ? Je vous Favouerai franchement^ )» je ne puis soufirir cette femme.

)) — Combien vous mitonnez , Arthur!...

» Ce nVst que parce que vous paraissiez I) prendre intérêt à elle que j^ai désiré voir H sa retraite ; je n^ vais qu'^à cause de vous. » Hier vous preniez sa défense.

• — Hier , j^extravaguais sans doute ; aujourd'hui

» — • Aujourd'^hui vous- déraisonnez, re- » prend moins tristement Izolette ; et vos » deux journées se ressemblent. En vérité , » mon cher Arthur , d'après ce que je viens )* de voir du rapide essor de vos courses, » je commence à craindre que vos prome- » nades le matin ne dérangent vos esprits » le soir.

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