LIVRE JII. i
» — Je parle.... interrompt Izolette , et » votre cœur ne veut pas comprendre. »
Elle dit, et , Tame oppressée -, elle hâte le pas de son cheval ; le comte a gardé le silence. Ils arrivent à la fontaine.
Tous deux ont mis piçd à terre. Ils sont auprès de la Madone et sous Fombrage du vieux saule. Arthur, préoccupé, distrait, tout en voulant repousser Fimage de la nymphe gracieuse qui , sous ce même bocage , s^offyit à Jui agenouillée ^ cherche la trace d^ son pied sur les gazons et sur le sable. Son cœur bat avec violence , et ce n'est pas pour Izolette,
La vierge de Montolin s'est approchée de la source sacrée. Une coupe d'un métal brillant est renversée au pied du saule ; elle se baisse et la ramasse : puis la remplissant à la fontaine , elle la porte à ses lèvres ; et
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d^uu ton presque solennel , elle prononcé ces paroles :
« — A rentier accomplissement de tous les » vœux du noble Arthur ! »
Le comte se rappelle, à ces mots, les vœux quHl a formés la veille et le jour même ; les expressions sorties de sa bouche en vidant cette même coupe reviennent à son souvenir : « Etrangère^ à toi pour la vie ! )> Il saisit précipitamment la main dlzolette , l'empêche de boire et s'écrie :
« — L'accomplissement de tous mes vœux!..
» Juste ciel ! que demandez-vous !
)) — Incompréhensible jeune homme ! en- » core une nouvelle folie ! Faut-il donc sou- » haiter , pour vous plaire , que jamais rien » ne- vous réussisse* ?
» •— Si j'ai formé des vœux coupables !...
» reprend Arthur d'une voix sourde.
)» — Vous ! C'est impossible ; et lesquels ?