LIVRE III. i
), — Si j^avais fait serment dVîmer!...
w — Serinent d'aimer n'est point un crime.
» — D'aimer. . . . une autre qu'Izolette ! »
La vierge de Montolin, à ces terribles mots V s'appuie chancelante contre le tronc du vieux saule ; une pâleur mortelle se répand sur son visage ; son regard humide de larmes se tourne vers la sainte statue comme pour implorer un secours ; et la coupe échappe de ses inains.
Une jeune villageoise parait à l'entrée du bosquet. D'abord , à l'aspect des deux étrangers , elle recule intimidée ; puis s'avançant vers la fontaine , elle jrva ramasser la coupe.
il — Jeune fille ! lui dit Arthur , de quel
» droit prenez-vous ce vase ?
» — Il appartient à ma maîtresse , répond
» la timide inconnue.
,) — Votre maîtresse ! Qui est-elle ?
1 5o L^ÉTR AWGBRE .
» — On la nomme ici PEtrangère.
' » -*- L^Etrangère ! repète Arthur , je mY » attendais... LaissezHoous... Toxrjours , tou*- » jours ce nom fatal !
» -*- Et depuis quand la servez-vous ? dit » rhéritièrc du caste).
- Depuis quatre mois environ.
- Est-elle jeune ?
)i — Elle a vingt ans.
)) — A-t-ëUe un visage agréable ? w poursuit Izolette d^une voix faible et tremblante; et son regard observait Arthur.
» -*- Agréable ! » répond la fille des champs aviec une sorte dWthousiasme. « Ah! jamais » rien d^aussi beau , jamais rien d^aussi par^ » fait n^avait paru dans nos campagnes.
)> — Et qui vous a placée auprès d^elle ?
' » — JVtais orpheline et sans pain , tout le /i monde m^aban donnait. Un soir , mourante )) et sans asile, je frappe d^une mefin crain-